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Communiqués de presse

Centrafrique

ACF attend le déblocage en urgence des fonds engagés à la conférence de Bruxelles

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Ce sont 366 millions d’euros qui ont été engagés au titre de l’année 2014 pour venir en aide à la population centrafricaine touchée par une grave crise humanitaire. Si Action contre la Faim salue l’effort annoncé, des inquiétudes demeurent cependant quant aux modalités de contribution des Etats et des bailleurs de fonds qui risqueraient de ralentir le déblocage des fonds, et par conséquent la réponse humanitaire sur le terrain. ACF regrette aussi qu’il ait fallu attendre de précieux mois et des massacres sans précédent pour que la communauté internationale se mobilise sur cette crise.

 « Nous remercions les Etats Membres et les bailleurs de fonds institutionnels pour leur engagement financier de 366 millions d’euros qui ouvre une nouvelle perspective, heureuse espérons-le, pour la Centrafrique. ACF attend maintenant que ces engagements se concrétisent et que les fonds se débloquent rapidement. Nous attendons une approche pragmatique. La coordination par les Agences des Nations Unies est cruciale, mais il ne faut pas affecter toutes les ressources à cela. Les ONG nationales et internationales manquent cruellement de moyens pour travailler, et les actions sont coûteuses en raison de l’isolement du pays et de l’insécurité » rappelle Vincent Taillandier, directeur des opérations d’ACF, qui a assisté à la conférence.

Si les crises, comme celle que traverse actuellement la RCA, ont une tendance cyclique, il est important de rappeler qu’elles affaiblissent, chaque fois davantage, les populations déjà vulnérables. Alors qu’émerge pour la première fois un intérêt réel de la part de la communauté internationale pour aider la Centrafrique, la situation sur le terrain n’a jamais été aussi difficile. L’urgence massive actuelle nécessite une réaction rapide et efficace et un soutien d’urgence à court terme, et ce avant la saison des pluies qui débute dans deux mois, sous peine de voir la situation empirer (distribution de semences déjà insuffisantes en situation normale, besoins en eau, hygiène et assainissement dans les camps et les communautés hôtes). A long terme, Il est crucial que davantage de bailleurs de fond s’engagent à financer des actions humanitaires, au-delà du simple geste symbolique, afin d’aider le pays à se relever en soutenant les organisations de la société civile.

« Il n’y pas de solution miraculeuse, la RCA a besoin d’un soutien d’urgence à court terme et d’une confiance des donateurs à long terme. Ce n’est que dans ces conditions que le pays pourra se relever de manière pérenne. Sans cela, des générations d’enfants sacrifiés continueront à se succéder en Centrafrique » souligne M. Taillandier.

Depuis le pic de violence de décembre et malgré des conditions de sécurité et d’accès aux populations très précaires, ACF a maintenu et développé ses programmes. A Bossangoa, suite à l’afflux massif de personnes déplacées et des risques sanitaires importants, les équipes d’ACF ont pris en charge l’assainissement, la gestion des déchets et l’accès à l’eau et à l’hygiène des  principaux camps de la ville. A Bangui, où la situation de crise va demeurer au moins six mois, près de la moitié des habitants de la ville sont aujourd’hui réfugiés dans des camps, dans lesquels ACF met en œuvre des distributions de coupons alimentaires, de matériel d’hygiène et de première nécessité. Près de 50% des déplacés sont en situation d’insécurité alimentaire modérée à sévère.. Des équipes mobiles détectent et prennent en charge les personnes atteintes de malnutrition aigüe dans les camps, en plus du soutien à une dizaine de centres de santé. Dans le reste du pays, la situation humanitaire et les besoins restent peu connus. La population y vit dans des conditions d’extrême précarité et un grand isolement.

 

Contact presse :

Urgences et jours fériés : 06 70 01 58 43

Agnes VARRAINE LECA 01.43.35.82.37 avarraineleca@actioncontrelafaim.org

 

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