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Fourth anniversary of the Saudi-led military intervention in Yemen's war, in Sanaa REUTERS/Khaled Abdullah

Communiqués de presse

Yémen

Au Yémen, une génération se meurt de faim

Pour la quatrième année consécutive, le Yémen constitue la pire crise humanitaire au monde, désormais frappé par une nouvelle crise alimentaire portant le pays au bord de la famine. Action contre la Faim appelle la communauté internationale à financer les opérations humanitaires à la hauteur des besoins constatés, à faciliter l’accès humanitaire, et à protéger les civils de la faim provoquée par le conflit.

Alors que le conflit s’est intensifié en 2020, des milliers de civils sont, depuis 2015, pris au piège d’interminables conflits et de vagues de violence successives laissant le pays exsangue.

Au Yémen, plus de 80% de la population survit sous le seuil de pauvreté et au moins 20 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire pour survivre. Des millions de personnes sont aujourd’hui privées d’accès à des infrastructures médicales adéquates, d’emploi, ainsi que d’un accès à l’eau potable. Dans ces conditions terribles, l’insécurité alimentaire et la sous-nutrition sont un problème majeur. Au Yémen, plus de 16 millions de yéménites ont faim, et 400.000 d’enfants de moins de cinq ans risquent de mourir de malnutrition aiguë sévère cette année s’ils ne reçoivent pas un traitement urgent. A cela s’ajoute le blocus maritime, qui empêche l’aide humanitaire, les biens commerciaux et de première nécessité de parvenir rapidement dans le pays.

"Au Yémen, les enfants se meurent, littéralement, de faim. Quant aux Etats riches, ils réduisent drastiquement leur contribution à l’aide humanitaire et elle ne parvient pas à ceux qui l’ont le plus besoin."
Pierre Micheletti
Président d’Action contre la Faim, France

« Nous sommes dans une situation dramatique et nous nous rapprochons chaque jour un peu plus d’une situation de famine », Pierre Micheletti, Président d’Action contre la Faim.

L’économie du Yémen a connu un ralentissement catastrophique au cours des derniers mois. Le pays dépend à 90 % des importations de blé et d’autres produits alimentaires de base, tandis que la valeur du Rial a baissé de 250 % par rapport à sa valeur avant le conflit. La nourriture, l’eau et les produits de première nécessité sont tout simplement inabordables pour de nombreuses familles, qui doivent payer les prix 140 % plus élevés qu’avant la guerre.

« Mon fils achète des bouteilles d’eau potable à 150 YER* et en vend une seule à 200 YER pour nourrir la famille de 6 personnes. Il reste toute la journée du matin au coucher du soleil sur la route, demandant aux passagers de chaque voiture d’acheter son eau », explique un homme du gouvernorat d’Hodeida. Son petit-fils a été pris en charge par les équipes en santé et nutrition d’Action contre la Faim.

A ce jour, les bailleurs internationaux n’ont versé que 10% des 3,85 milliard de dollars qui seront nécessaires à la conduite des opérations humanitaires au Yémen en 2021. Ces coupes budgétaires, vitale pour l’intervention humanitaire, aggraveront les souffrances des Yéménites. Dans ce contexte, seuls de nouveaux financements humanitaires, des importations facilitées pour les biens essentiels à la population et un respect accru du droit international humanitaire par les parties au conflit seront en mesure de briser le cercle vicieux entre conflit et faim au Yémen.


*En septembre, le taux d’échange au sud du Yémen était de 844.09 YER/1 $. En février, il s’élevait à 863.72 YER.

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