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Communiqués de presse

Ambitions non tenues des pays les plus riches

Le G7 se contente encore d’engagements sans actes concrets

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En faisant de la couverture universelle une priorité du sommet, le G7 avait pourtant envoyé un signal fort en faveur de l’accès aux soins pour toutes et tous. Mais, derrière les effets d’annonce, peu d’engagements ont été pris, notamment par la France.

Malgré les annonces ambitieuses faites par François Hollande avant le sommet, l’enjeu du prix prohibitif des médicaments est passé à la trappe dans le communiqué final. Nos organisations regrettent que les chefs d’Etats aient raté l’occasion de prendre une initiative pour réguler le prix des médicaments, préférant préserver un modèle de recherche et d’innovation favorisant les profits aux lieux de l’accès universel à la santé.

Nous exhortons les ministres de la santé du G7 qui se réuniront en septembre, avec la France en tête en la personne de Marisol Touraine, à agir concrètement pour réguler l’inflation galopante des prix des médicaments. En outre, ils doivent exiger la plus grande transparence sur le coût réel de la recherche et développement des produits de santé qui sert aujourd’hui d’alibi à leurs prix excessifs. Cette question ne pourra être résolue de façon décente sans inclure à la table des discussions les communautés de patients et les ONG au même titre que l’industrie du médicament. L’enjeu public de l’accès aux traitements au Nord comme au Sud doit prendre le pas sur les intérêts privés économiques et financiers des laboratoires pharmaceutiques européens et américains. Les pays peuvent et doivent user de leurs droits prévus dans les accords de l’OMC de produire ou d’importer des médicaments génériques encore sous monopole et seuls capables d’assurer un accès au plus grand nombre.

Nos ONG se réjouissent néanmoins du soutien affiché par le G7 à la cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme afin de renforcer les systèmes de santé pour en finir avec ces maladies et à la priorité qui doit être donnée aux femmes et aux enfants dans les politiques de couverture universelle. 

Mais la réaffirmation annuelle du soutien à la lutte contre les pandémies, aux droits et à la santé sexuels et reproductifs, à la nutrition et au renforcement des systèmes de santé sans aucun chèque adossé n’a que peu de valeur.

A l’instar du Canada et du Japon qui ont annoncé une augmentation de leurs contributions en amont du G7, la France, pourtant leader de la lutte contre les maladies infectieuses, aurait pu saisir cette occasion pour annoncer sa contribution au Fonds mondial pour la période 2017-2019.

Le Collectif Santé Mondiale, dont nous faisons partie, demande à la France d’investir 1 milliard d’euros en dons pour la santé mondiale dès 2016 et notamment :

  • 200 millions d’euros de 2016 à 2020 pour le financement d’interventions spécifiques à la nutrition, dans le cadre d’un engagement financier global pour la lutte contre la sous-nutrition
  • 100 millions d’euros en dons par an jusqu’en 2020 pour le financement d’interventions en droits et santé sexuels et reproductifs
  • d’honorer les 30 millions d’euros de l’I3S (Initiative Santé Solidarité Sahel) d’ici 2019 et de renforcer cette initiative en prenant un engagement d’au moins 50 millions d’euros par an supplémentaires dès 2016 en faveur de l’accès universel aux soins
  • d’honorer sa contribution de 1,08 milliard d’euros engagés au Fonds mondial pour 2014-2016
  • d’annoncer une nouvelle contribution d’au moins 1,08 milliard d’euros engagés pour 2017-2019

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