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Dr. Sohni Laghari femme medecin service NSC a l'hopital DHQ le 17 aout 2020 dans le district Tando Allah Yar Sindh Pakistan. © Khaula Jamil pour Action contre la Faim

Communiqués de presse

Sommet Santé Mondiale

Action contre la Faim appelle à renforcer les systèmes publics de santé de toute urgence

Le désengagement toujours plus croissant des états dans le secteur de la santé est l’une des raisons principales du manque d’accès aux soins. Les systèmes publics de santé pâtissent donc d’un manque important de financements publics. D’autant plus, dans les pays aux revenus les plus faibles où l’on observe un manque d’infrastructures de santé publique, un manque de personnel soignants formés et une répartition inégale des services de santé disponibles sur le territoire.

Les mesures de confinement adoptées par les gouvernements depuis le début de la pandémie ont d’ores et déjà des répercussions économiques et sociales dramatiques sur la durée, alimentant le cercle vicieux entre la pauvreté et la sous-nutrition dans le monde. Pour la première fois depuis 25 ans l’Afrique connaît une récession économique qui ne peut que pénaliser encore davantage la part des budgets nationaux que les pays les moins avancés pourront consacrer à leurs systèmes de santé. 10 millions d’enfants supplémentaires risquent de basculer dans la sous-nutrition alors que l’UNICEF a signalé une réduction globale de 30 % de la couverture des services de nutrition au cours des premiers mois de la pandémie de Covid-19.

"La communauté internationale n’est clairement pas à la hauteur des enjeux."
PIERRE MICHELETTI
Pierre Micheletti
Président, Action contre la Faim

Pierre Micheletti, Président d’Action contre la Faim, déclare : « l’initiative internationale ACT-A de réponse au coronavirus n’accorde aujourd’hui que 6 % de ses financements à des actions de soutien ponctuel aux systèmes de santé.¹ La communauté internationale n’est clairement pas à la hauteur des enjeux. Les Etats du G20, réunis au Sommet Santé Mondiale le 21 mai prochain, doivent s’engager à renforcer durablement les systèmes publics de santé pour répondre à la Covid-19, mais aussi à la crise nutritionnelle, amplifiée par le manque d’accès aux soins de maternité pendant la pandémie ».

Des données préliminaires indiquent également que la COVID-19 va probablement exacerber les défis sanitaires auxquels les femmes font face et une nouvelle analyse² révèle que les accouchements en présence de personnel qualifié ont chuté dans les 14 pays. Au Nigeria, 362 700 femmes enceintes ont été privées de soins prénatals entre mars et août 2020. Plus de 97 000 femmes ont donné naissance hors d’infrastructures de santé et plus de 193 000 n’ont pas eu de soins postnatals dans les deux jours suivant l’accouchement. Il y a eu 310 morts maternelles dans les structures sanitaires du Nigeria en août 2020, soit près du double par rapport à août 2019.

Aujourd’hui, la France n’alloue que 7 % de ses financements de l’aide au développement à la santé. Cette maigre part, accordée à un secteur pourtant essentiel, reflète les choix politiques des cinquante dernières années, pendant lesquelles les états ont délaissé les systèmes publics de santé. Aujourd’hui, ceux-ci souffrent d’un manque chronique de financements. Or, pour prévenir et lutter efficacement contre toutes les maladies dont la sous-nutrition, et garantir un accès à des soins abordables à tou.t.e.s, il est indispensable de renforcer les systèmes publics de santé de manière globale et pérenne. Ainsi, ces systèmes de santé seront plus solides et résilients face aux chocs, tels que des épidémies ou des pics de sous-nutrition.

En ce contexte de crise sanitaire, Action contre la Faim appelle les pays membres du G20, à ne pas ignorer leur devoir de solidarité internationale envers les pays les plus pauvres. Le 21 mai prochain, les Etats du G20 réunis au Sommet Santé Mondiale doivent s’engager à bâtir de meilleurs systèmes publics de santé en portant une attention particulière à la continuité des soins de santé essentiels en matière de nutrition et de santé maternelle et infantile en contexte de choc épidémique.

Contact presse

Lorena RODRIGUEZ ALVAREZ : 07 55 31 55 03 / lrodriguezalvarez@actioncontrelafaim.org   


*Un système de santé inclut l’ensemble des services de soins auxquels les populations peuvent avoir recours. Un bon système de santé offre des infrastructures de santé (centre de santé, hôpitaux, cliniques, etc.) accessibles sur l’ensemble du territoire, du personnel médical formé et en nombre et du matériel adapté aux besoins des populations. Les systèmes de santé s’inscrivent dans des politiques de santé publique qui ont pour but d’offrir des soins accessibles à tous et toutes tant sur le plan financier que matériel.

¹ The Lancet, Health systems neglected by Covid-19 donors, 9 janvier 2021 : https://www.thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736%2821%2900029-5.pdf
² Organisation mondiale de la Santé (OMS) https://news.un.org/fr/story/2020/11/1081562#:~:text=Plus%20de%2097.000%20femmes%20ont,par%20rapport%20%C3%A0%20ao%C3%BBt%202019

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