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À la Une

Urgence Niger

la faim frappe plus de 7.5 millions de personnes

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  • Le taux d’insécurité alimentaire sévère a triplé en un an : 20% de la population est dans une situation alimentaire grave, et 38,2% dans une insécurité alimentaire modérée, avec un risque de vulnérabilité extrême en raison du faible niveau de vie.

 

  • En décembre 2009, 6 familles sur 10 avaient des stocks alimentaires leur permettant de survivre entre 10 jours et 2,8 mois, jusqu’à la prochaine récolte d’octobre 2010. Cela signifie que les réserves alimentaires des plus vulnérables ont été épuisées en janvier dernier.

 

  • Les mauvaises récoltes dues aux conditions climatiques, l’augmentation du prix des denrées alimentaires, et la transhumance due à la pénurie de pâturage, ont augmenté la vulnérabilité des familles. Action contre la Faim a lancé une opération d’urgence qui se poursuivra tout au long de l’année 2010.

 

 

Une insécurité alimentaire sévère qui a triplé en un an

 

«Le taux d’insécurité alimentaire sévère a triplé entre 2008 et 2009, ce qui signifie que près de 60% des ménages ne pourront pas satisfaire leurs besoins alimentaires jusqu’à la prochaine récolte en octobre. Une situation qui pourrait s’aggraver selon une enquête de vulnérabilité menée par le gouvernement nigérien en décembre, qui témoigne d’un contexte critique (diminution du nombre de repas par jour, des jours entiers passés sans se nourrir, mendicité, endettement…)» selon Noemi Munoz, responsable géographique pour Action contre la Faim – Espagne.

 

En 2009, les précipitations ont été irrégulières, mal réparties et se sont arrêtées de manière imprévue. Cela a conduit à une pénurie de céréales et de fourrage. Le déficit dépasse 400 000 tonnes pour le secteur agricole et 16 millions de tonnes pour le secteur pastoral, ce qui représente 67% des besoins du bétail. Une augmentation significative des prix des céréales en a résulté entre décembre et janvier 2010, ainsi que des déplacements précoces des populations pastorales et nomades liés à la pénurie de pâturages. En conséquence, le prix du bétail a fortement baissé. Tout cela a participé à l’augmentation du taux de la population en situation d’insécurité alimentaire, avec des conséquences sur son état nutritionnel.

 

En réponse à cette situation alimentaire et humanitaire, le gouvernement nigérien a mis en place un plan identifiant trois priorités d’intervention. Ce plan ne couvre que 30% de la population en situation d’insécurité alimentaire, pour une période de 3 mois. Les deux premières priorités sont axées sur la sécurité alimentaire et la troisième sur la prévention de la malnutrition et la prise en charge nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans. À partir de mars, des activités « d’argent contre travail » commenceront, plus de 800 banques de céréales seront crées et les 1000 déjà en place seront renforcées. D’autre part, le projet prévoit la vente des céréales à prix modéré, l’appui à la production, la distribution de rations alimentaires pour soutenir les familles pendant la saison agricole, la fourniture de semences dans les villages déficitaires, et la reconstitution des stocks céréaliers nationaux de sécurité.

 

Dans ce contexte, Action contre la faim a lancé son plan d’intervention d’urgence en appuyant le projet du gouvernement et poursuit ses projets de développement et de réduction des risques de catastrophe dans les deux zones les plus touchées par l’insécurité alimentaire. Elle ouvre également un nouveau programme d’urgence financé par la coopération britannique, venant en aide à la population touchée de la région de Mayahi.

 

 

200 000 enfants sévèrement malnutris

 

Conséquence directe de cette situation : une augmentation du nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aigue et qui devront être pris en charge par les services de santé au cours des prochains mois. Selon le Bulletin du Centre d’information et de communication du gouvernement, publié en février 2010, il est à craindre que plus de 200 000 enfants soient touchés par la malnutrition sévère et près d’un million par la malnutrition modérée.

 

A Mayahi, ACF-Espagne a développé un projet d’appui au système national d’approvisionnement en médicaments, pour que les traitements de la malnutrition soient mis à disposition des structures de santé au même titre que des médicaments génériques essentiels.

 

Afin d’éviter cette crise, le département d’Aide Humanitaire de la Commission Européenne (ECHO) a estimé les besoins à 200 millions de dollars. Dans les circonstances actuelles, une mise à disposition rapide de fonds d’urgence au Niger est essentielle.

 

« Action contre la Faim a lancé un appel aux autorités et aux donateurs internationaux. Il est encore temps d’agir pour réduire l’impact de la crise qui frappe près de 8 millions de personnes, dont presque 1 million d’enfants modérément malnutris et 200.000 sévèrement malnutris. Nos équipes de terrain travaillent prioritairement pour aider les ménages les plus vulnérables et les enfants en bas-âge », ajoute Noemi Munoz.

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