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Colombie © Lys Arango pour Action contre la Faim

À la Une

Colombie

Une paix fragile

La présence de plus en plus importante d’organisations criminelles et d’autres groupes armés et leur influence se traduisent par un grand nombre de menaces, d’homicides sélectifs, d’enlèvements, de disparitions, d’extorsions, de restrictions à la mobilité et de déplacements.

Action contre la Faim travaille dans le pays depuis 1998. Dans le cadre du processus de paix, Action contre la Faim a contribué à construire la confiance communautaire et institutionnelle, prérequis essentiel pour l’après-guerre.

Où en sommes-nous aujourd’hui depuis la signature des accords de paix entre les FARC et le gouvernement colombien?

Nous sommes dans une situation d’espoir et dans une situation qui nous proposera de nouveaux défis. Le point positif est que les FARC se sont regroupés et ont remis les armes. Ces dernières ont été contrôlées par une commission regroupant le gouvernement, les Nations Unies et les FARC. Ces armes ont ensuite été collectées, détruites et les FARC sont maintenant en cours de réinsertion dans la vie civile. 

Qu’est-ce qui est attendu d’ici les prochaines années?

Le gouvernement colombien a déclaré que le processus de consolidation de la paix durerait entre 10 et 15 ans. C’est logique pour une Colombie qui a subi la violence pendant 40 ans. Au cours de la prochaine décennie, le gouvernement et les Colombiens devront faire des efforts pour amener le développement des villes dans les zones rurales qui ont souffert de la violence et du conflit. Cela implique la construction d’écoles, de centres de santé, de routes, de projets productifs pour la population rurale et aussi de pouvoir les vendre, c’est-à-dire avoir accès aux marchés dans les zones urbaines. Tout cela s’inscrit dans une logique de développement. Cette logique va se construire petit à petit, elle se construira surtout de concert avec les autorités, qui sont celles qui doivent mener ce processus et qui doivent faire le lien avec les communautés.

En tant qu’organisation présente dans le pays depuis 20 ans, nous voulons participer à ces efforts. Nous nous sommes mis au service de l’effort collectif, tant aux côtés de la population civile et que de l’Etat colombien pour la construction de la paix. 

Colombie 2017 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017

© Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017

© Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017

© Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017

© Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Colombie 2017

© Lys Arango pour Action contre la Faim

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Quelle est la situation humanitaire  dans les zones qui étaient contrôlées par les FARC?

La situation humanitaire, dans les zones où avait lieu la guérilla des FARC, est mitigée: d’une part, les territoires où les membres des FARC n’ont plus d’armes et sont focalisés sur leur processus de réinsertion dans la vie civile; mais d’un autre côté, il y a de nouveaux acteurs, de nouveaux groupes armés qui essaient d’occuper ces espaces. L’État, les forces de l’ordre et les programmes sociaux du gouvernement doivent être présents dans ces espaces,pour ne pas laisser les nouveaux groupes armés les occuper. Ils doivent également être présents pour fournir les services essentiels, dont ont besoin, non seulement les anciens membres des FARC, mais surtout les communautés rurales qui subissent la violence depuis des décennies. 

Quelle est la situation des personnes déplacées par le conflit?

Les personnes déplacées par la violence vivent leur situation de manière personnelle. Les déplacés qui ont fui leurs terres il y a 10, 15 ou 5 ans considèrent le processus de paix comme une opportunité de retourner chez eux et de récupérer une partie de ce qu’ils ont perdu à ce moment-là.

Les personnes plus récemment déplacées vivent leur situation plus péniblement parce qu’elles ont subi ou subissent encore la violence mais dans un contexte de processus de paix et cela génère encore plus d’incertitude.

Dans la période de consolidation de la paix en Colombie, ces situations mitigées, à la fois positives et négatives, ont cohabité dans le même espace et nous devons apporter notre aide quelle que soit la situation.

La fuite ne s’est pas arrêtée…

La fuite des populations a pu être ralentie. Les chiffres sont nettement inférieurs, heureusement, par rapport aux années précédentes. Cependant, la fuite des populations continue. Dans certaines régions du pays, notamment sur toute la côte Pacifique ou alors au Nord des départements de Santander et d’Arauca, il y a encore des affrontements et des déplacements de population massifs. On y observe aussi des déplacements individuels. C’est lorsqu’une famille entière décide, du jour au lendemain quasiment, de prendre leurs affaires et de quitter la zone.

Ce phénomène est encore d’actualité mais à moindre échelle, c’est le côté positif des processus de paix. Tant qu’il y aura des personnes déplacées il faut que l’action humanitaire, et nous-mêmes soyons présents pour aider les populations.

Quels sont les défis humanitaires auxquels la Colombie est confrontée sur le chemin de la paix?

Les défis humanitaires, pour continuer à avancer vers la paix, se focalisent sur la réponse aux besoins des populations. Autrement dit, l’eau et l’assainissement, un moyen de subsistance ou un potager, et qu’ils puissent vendre leurs produits localement, qu’ils puissent amener leurs enfants à l’école et qu’ils aient accès aux services de santé. 

Notre défi est de pouvoir aider, tant les communautés mais aussi les autorités pour qu’elles réussissent à affronter les obstacles qui pourraient surgir, comme le retour de la violence. Nous devons accepter, de manière réaliste, que la construction de la paix est un long processus.

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