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Niger 2018 © Lys Arango pour Action contre la Faim

À la Une

Niger

Une instabilité croissante

Les flux de réfugiés qu’ont engendré ces conflits combinés aux différentes crises climatiques, complexifie une situation déjà tendue, particulièrement dans la zone de Diffa.   

Diffa, une région sous tension

La crise sécuritaire qui a commencé en février 2015 dans la région de Diffa a entraîné des déplacements de populations prolongés. Ces derniers ont abouti à une crise humanitaire, le tout dans un contexte particulièrement fragile, caractérisé par une importante vulnérabilité des populations, un manque de services sociaux de base et une évolution démographique en hausse constante. On estime que 35 % des habitants de la région – soit 252 305 personnes – sont des déplacés. Parmi eux, 129 015 sont des déplacés internes, 108 470 des réfugiés et 14 820 des retournés qui vivent sur des sites spontanés, des camps de réfugiés ou au sein de communautés d’accueil. Dans cette région affaiblie par les conflits 408 000 personnes souffrent d’insécurité alimentaire.

L’état d’urgence promulgué par le gouvernement dans la région, allié à la concentration massive de populations dans certaines zones, a contribué à restreindre fortement l’accès aux moyens d’existence. L’insécurité alimentaire déjà marquée, y a été aggravée, tant pour les populations déplacées que pour les communautés hôtes qui partagent leurs ressources déjà limitées. Le manque d’opportunités économiques et le besoin de mener une activité économique incitent une partie de la population à revenir dans les zones du Lac Tchad et de la rivière Komadougou, où elle s’expose à des risques divers. En raison de ces mesures de sécurité, l’exploitation des ressources le long du Komadougou et du Lac Tchad, ainsi que l’agriculture irriguée et la pêche sont uniquement possibles dans des zones délimitées. De plus, les populations déplacées ont un accès restreint aux terres et cultures pour mener des activités de jardinage et/ou de cultures pluviales, et aux garanties qui permettraient de maintenir un minimum de sécurité nutritionnelle.

Niger 2018 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Niger - Diffa

© Lys Arango pour Action contre la Faim

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Niger - Diffa

© Lys Arango pour Action contre la Faim

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Niger - Diffa

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En outre, le pays souffre d’un accès limité à l’eau, les infrastructures d’approvisionnement en eau sont trop fragiles et ne permettent pas d’en assurer l’accès ce qui aggrave la situation. De ce manque découle un certain nombre de problèmes. Les éleveurs sédentaires et transhumants voient leur mobilité perturbée par ce manque d’eau et se retrouvent concentrés dans les mêmes zones de pâturages qui sont situées autour des points d’eau.

Cela engendre des effets collatéraux tels que la hausse de la mortalité et morbidité animales, le dysfonctionnement des marchés locaux, la hausse des prix et les difficultés d’accès aux aliments de base, particulièrement dans les zones les plus éloignées.

Cette situation crée également des tensions sur les ressources naturelles, ce qui entraîne des conflits au sein des communautés entre agriculteurs et éleveurs. Ces tensions sont exacerbées  par les conflits entre communautés d’accueil et déplacés. Ces conflits découlent de la dégradation des ressources naturelles provoquée par les chocs climatiques et les sécheresses à répétition. Cela envenime la situation de la région dans laquelle les ressources naturelles (eau, zones de pâturage, accès aux terres, mobilité des troupeaux) se font de plus en plus rares. A cela s’ajoutent les impacts négatifs de la situation sécuritaire sur les activités économiques (ce qui entraîne des restrictions économiques, la réticence à investir dans des activités, la perturbation du marché, etc.). Ainsi, au niveau agricole et pastoral, la région de Diffa est chroniquement en situation de déficit.

Répondre aux besoins

La région de Diffa est un défi. Les besoins non satisfaits et le manque de ressources naturelles entraînent des tensions entre les différentes communautés. Nous intervenons dans la région auprès des populations déplacées, réfugiées, retournées et d’accueil, depuis le début de la crise du Bassin du Lac Tchad en février 2015.

Suite au déplacement de population massif qui s’est produit en juin 2016 dans la région, nous avons dû répondre aux besoins urgents. Nous avons d’abord distribué des aliments à 2 500 ménages déplacés et créé un stock d’urgence d’eau, assainissement et hygiène qui est toujours positionné à Diffa. 

Niger 2018 © Lys Arango pour Action contre la Faim

Nous menons actuellement un vaste programme de sécurité alimentaire et moyen d’existence, destinés à améliorer l’accès aux moyens d’existence en renforçant les opportunités économiques et la cohésion sociale dans la région de Diffa.

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