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pour Action contre la Failm

À la Une

Ethiopie

Recréer du lien mère-enfant

Avec la guerre civile au Soudan du Sud, ce sont 86 000 personnes qui sont venues se réfugier dans le camp de Nguyyiel depuis le début du conflit en 2013. Le camp est situé dans la région de Gambella, à la frontière avec le Soudan du Sud. Cette région accueille plus de 405 000 réfugiés ce qui équivaut à la population éthiopienne de la région.

Ces personnes lorsqu’elles fuient traversent des expériences traumatisantes. Les plus vulnérables sont les femmes et les enfants. Certaines ont dû fuir alors qu’elles étaient enceintes ou avaient accouché peu de temps avant. Violences, viols, perte d’un proche, ces femmes ont subi l’inimaginable. Lorsque l’on a tout perdu, son foyer, sa communauté, son travail et que l’on se retrouve dans un camp de réfugiés sans accès à l’eau ou à des repas, cela porte un coup à la santé mentale. Une mère en détresse psychologique va ressentir de l’anxiété, un sentiment d’insécurité, une perte d’appétit ou de volonté de se nourrir et peut parfois se retrouver dans l’incapacité de s’occuper de sa famille. Pour la plupart elles ne peuvent se confier sur ce qui leur est arrivé, le viol par exemple reste extrêmement tabou.

NGCamp_Welcoming (10) © Léa Vollet pour Action contre la Faim

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Afin de lutter contre la malnutrition nous avons mis en place des programmes de santé mentale et de pratiques de soin pour et fournir aux mères l’aide adaptée à leur situation et à celle de leurs enfants. Nous menons des activités de dépistage de la sous-nutrition, nous accompagnons les mères enceintes et allaitantes dans des groupes de parole qui visent à engager le dialogue mais aussi à informer sur les bonnes pratiques de soins et d’hygiène infantiles. Nous apportons aux mères et aux enfants un soutien psychologique et nutritionnel et nous leurs offrons un endroit sûr où elles peuvent se confier et raconter leur histoire.

 

 

Nous avons instauré un espace pour bébés qui vise à réparer et fortifier le lien entre la mère et l’enfant et un groupe de soutien pour mères afin qu’elles puissent se confier sur leurs expériences, leur quotidien et leur culture.

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Recréer du lien

Lorsque des familles ont vécu des traumatismes le lien entre la mère et l’enfant est fragilisé ce qui a un impact sur la santé du bébé. Grâce à des ateliers de prévention sur l’hygiène infantile nous montrons aux mamans les bonnes pratiques de soin, comment laver le bébé et le masser pour fortifier ses os.

Il y a aussi des espaces de jeux dans lesquels la mère peut jouer avec son enfant, ces activités permettent ainsi de recréer un lien entre la mère et son bébé. Fortifier ce lien est très important pour la santé du bébé et nous permet de lutter de manière plus efficace contre la sous-nutrition en fournissant une approche psychologique et physique pour lutter contre la maladie et minimiser l’abandon des traitements.

"Grâce à ces ateliers j’ai appris comment laver correctement toutes les parties du corps de mon bébé"
Nyakong
mère de 10 enfants, 35 ans

Ce projet a pour but de répondre aux différents besoins des mères et des enfants réfugiés. Dans le camp de Nguenyyiel nous avons créé 5 espaces pour bébés conçus pour accueillir les enfants de moins de 2 ans et leurs parents ainsi que des travailleurs psychosociaux, une psychologue et 12 réfugiés qui travaillent en tant qu’assistants.

L’objectif est simple, à travers ces espaces nous cherchons à promouvoir les bonnes pratiques de soin pour les parents, d’apporter un soutien pendant la grossesse et de promouvoir l’émancipation des femmes afin d’améliorer leur santé physique et mentale.

Soutenir les mères

En parallèle il est important de fournir un espace aux mères qui ont juste besoin d’échanger, de discuter et de se livrer sur leur quotidien. C’est pourquoi un groupe de soutien pour mères a été mis en place pour celles qui n’ont pas besoin des espaces pour bébés ou ne peuvent s’y rendre. Ces groupes élaborés pour échanger avec les mères permettent eux aussi de libérer la parole sur des sujets dont on ne parle pas ou peu comme la charge de travail, pour certaines leur mari est soldat, décédé ou porté disparu. Ces jeunes mères sont seules et doivent également subvenir aux besoin de leurs enfants. Pour celles dont le mari est avec elles, il est important de trouver le bon équilibre pour pouvoir avoir des temps en famille et leur activité économique. Ces groupes permettent également de parler des violences conjugales et des traumatismes liés à la fuite, d’expériences traumatisantes. Ce travail sur la santé mentale des mères est très important pour lutter contre la malnutrition, ils nous permettent d’alléger le fardeau émotionnel qui peut se manifester de différentes manières : perte d’appétit ou de volonté de se nourrir, abandon de traitement pour n’en citer que quelques-uns. Ces discussions sont aussi l’occasion de partager différentes expériences et apprendre les bons réflexes.

« Pendant les échanges on nous a donné beaucoup de conseils sur les bonnes pratiques de soin pour l’enfant et sur l’importance de se rendre dans des cliniques prénatales et d’accoucher dans des centres de santé »

Ces groupes de soutien pour mères permettent d’échanger sur le quotidien des réfugiées ou déplacées en Éthiopie mais aussi de partager leur culture. Il est important de déconstruire des idées préconçues et informer sur les risques de certaines pratiques culturelles. En effet Wossane, 30 ans mère de 4 enfants, assiste à ces réunions toutes les deux semaines et en a fait l’expérience : « Lorsque nos enfants tombaient malades nous avions pour habitude de nous rendre chez le guérisseur pour leur retirer la luette. En participant aux groupes de parole j’ai appris que c’est une pratique qui met en danger la santé de l’enfant car elle peut avoir de nombreuses complications médicales. Maintenant nous allons au centre de santé à la place. »

Ces groupes de paroles sont essentiels pour permettre l’émancipation des femmes, la bonne pratique des soins et renforcer les liens avec l’enfant, parler des traumatismes et de fournir des alternatives aux pratiques culturelles qui peuvent mettre en danger la santé de l’enfant. Il y a 228 groupes de soutien pour mères camp de Nguenyyiel, au total 2 473 femmes enceintes et allaitantes participent à ce programme.

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