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Réaction des ONG à la déclaration de la France à ICN2

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« La lutte contre la sous-nutrition est une des priorités de la loi d’orientation de notre politique de développement et de solidarité internationale » a rappelé Serge Tomasi, ambassadeur représentant de la France à la FAO à la tribune d’ICN2. La France a insisté sur la nécessité de lutter contre la malnutrition en assurant la promotion des droits humains, notamment le droit à la santé, dont la santé sexuelle et reproductive, et à l’alimentation, alors que ceux-ci avaient été évincés des textes finaux de la conférence.

Elle a également souligné l’importance de faire de cette problématique un axe des accords internationaux cruciaux de 2015, que sont les « Objectifs de développement durable » (ODD) et la conférence sur le climat (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre. En effet, alerte Peggy Pascal, chargée de plaidoyer à Action contre la Faim, « d’ici à 2050, le changement climatique devrait augmenter la malnutrition infantile de 20%. C’est une bombe à retardement. La France doit donc absolument faire en sorte que la nutrition soit un sujet crucial des négociations lors de la COP 21. » « Soyez tous au rendez-vous ! » a lancé l’ambassadeur français à la communauté internationale. Pourtant, nous nous demandons si la France elle-même est vraiment au rendez-vous et entend réellement contribuer à ce « nouvel élan » de la nutrition, qu’elle appelle de ses vœux.

Alors que cette conférence aurait été l’occasion d’un portage politique au plus haut niveau, nous regrettons que le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll ait annulé sa présence, l’ambassadeur de la France à la FAO étant chargé de le remplacer.

Nous déplorons que la France n’ait fait que rappeler des engagements déjà pris alors qu’elle aurait dû saisir cette occasion unique pour clarifier comment, en tant que 5eme bailleur de l’aide au monde, elle allait se mobiliser plus contre la sous-nutrition. Nous rappelons que la France consacre aujourd’hui une part infime de son aide publique au développement (APD), en baisse constante, à la nutrition, tout en affirmant de manière répétée qu’elle entend renforcer son engagement. En 2012, elle a ainsi consacré moins de 1,5% de son APD à la nutrition, selon le Rapport mondial sur la nutrition, publié à Rome, soit 25,5 millions d’euros. C’est 8 fois moins que la Grande Bretagne, 7,5 fois moins que le Canada, 1,5 fois moins que l’Irlande qui, tout en ayant un volume d’APD inférieur, a choisi d’y consacrer près de 10% de son aide totale.

Nous pensons que la France aurait pu s’engager à investir davantage, ou encore renouveler son soutien pour des modèles agricoles qui permettent de véritablement améliorer la bonne alimentation et la santé des populations vulnérables, et ne se limitent pas à augmenter le volume de production alimentaire.

Elle aurait pu également affirmer sa détermination à renforcer les systèmes de santé et accroître l’accès aux soins nutritionnels. « Aujourd’hui, seul un enfant sur dix atteint de la forme la plus grave de malnutrition a accès au traitement qui peut lui sauver la vie. Il est important que la France s’empare du sujet pour réduire cette inégalité criante, » souligne Pauline Pruvost, chargée de plaidoyer de Global Health Advocates. 

Parce que la nutrition est aujourd’hui la grande oubliée de la politique de développement française, nous répétons notre demande à la présidence et au gouvernement français de mettre enfin en place un plan d’action en nutrition et nous les exhortons à apporter des réponses concrètes.

 

La campagne internationale Génération Nutrition rassemble, en France, 8 ONG spécialisées dans des domaines très divers du développement (Action contre la Faim, Amref France, Care France, Coalition Eau, Global Health Advocates France, Première Urgence-Aide Médicale Internationale, Secours Islamique France, SOLIDARITES International) et qui ont un but commun : appeler le gouvernement français à renforcer ses efforts pour faire reculer la faim et la sous- nutrition.

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