Faire un don

Votre navigateur internet n'est pas à jour.

Si vous souhaitez visionnez correctement le site d'Action contre la Faim, mettez à jour votre navigateur.
Trouvez la liste des dernières versions des navigateurs pris en charge ci-dessous.

Action Contre la Faim Christophe Da Silva

À la Une

République centrafricaine

Au centre pédiatrique de Bangui, entre détresse et espoirs

Action Contre la Faim Christophe Da Silva

Dans le pays, une personne sur cinq est déplacée, et une personne sur deux souffre de sous-nutrition. Pour ajouter à ce triste palmarès, la Centrafrique est aujourd’hui à la dernière place du classement du Programme des Nations Unies pour le développement, et le dernier pays de la planète pour l’indice de développement humain (IDH). Tout en bas de la liste.

Rendue extrêmement vulnérable par ces drames à répétition, plus de la moitié de la population – soit 2,4 millions de personnes – dépend de l’aide humanitaire. La Centrafrique est par ailleurs classée comme le pays enregistrant le plus d’incidents à l’encontre des ONG, avec 232 incidents rapportés depuis le début de l’année 2017.

Chaque chiffre s’ajoute au précédent comme pour accabler un peu plus ce territoire dévasté : la République centrafricaine est devenue une crise oubliée, difficile à regarder en face.

RCA

 

Notre réponse d’urgence

Action contre la Faim est présente en Centrafrique depuis 2006. À Bangui, la capitale, nous prenons en charge la sous-nutrition au sein de 17 Unités Nutritionnelles Thérapeutiques Ambulatoires (UNTA) dans la ville et sa périphérie, et dans trois hôpitaux pour les soins thérapeutiques : le Centre pédiatrique de Bangui, l’hôpital HMED de Bimbo et l’hôpital Saint-Joseph.

Au Centre pédiatrique de Bangui (CPB), les enjeux majeurs sont de faire augmenter le taux d’allaitement maternel exclusif (dont la pratique permet de lutter contre la sous-nutrition), de favoriser la stimulation de l’enfant, mais aussi d’espacer les accouchements, et de réduire les taux de VIH*. Le centre accueille toujours au moins 200 enfants – une surcharge importante par rapport au nombre de places disponibles – car il n’y a pas d’autres centres aux alentours. Mamans et enfants se serrent à plusieurs sur un même lit.

RCA Action Contre la Faim

Les séances bain-massages, un moment de grâce suspendu

Dans cet espace où les petits corps d’enfants luttent au quotidien contre la sous-nutrition, le paludisme et le VIH, et où des mamans épuisées s’absentent de leur foyer pour côtoyer l’angoisse de près, Action contre la Faim a mis en place un programme de pratiques de soins pour renforcer le lien entre la mère et l’enfant.

Les mères sont invitées à faire chauffer de l’eau et remplir des bassines où elles donnent le bain à leur enfant. Elles y lavent le corps souvent décharné de leur bébé, puis massent leurs membres avec une crème adaptée, en suivant les conseils prodigués par nos équipes. D’abord réticent, le bébé se calme sous les caresses, et le lien s’instaure.

Cette stimulation tactile offre un moment de complicité où l’enfant prend doucement conscience de son corps. Le parent comme l’enfant sont apaisés par ce contact privilégié – moment suspendu hors du cycle des violences et d’un quotidien extrêmement difficile.

Ces programmes sont menés deux fois par semaine, et contribuent à la sensibilisation à l’importance de l’hygiène sur la santé, mais également à la stimulation du corps de l’enfant pour l’aider dans sa guérison, et au lien d’union entre parents et enfants, dont l’influence sur le traitement de la sous-nutrition est extrêmement positive.

*Virus de l’Immunodéficience Humaine

Republique centrafricaine

Restez informés de nos dernières nouvelles