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Bangladesh © Guillaume Binet / MYOP
pour Action contre la Faim

À la Une

6 mois de crise au Bangladesh

Quand l’urgence devient la norme

Une crise qui s’installe dans la durée

La moitié d’une année. Cela fait désormais 6 mois que ce que l’on appelle « l’urgence rohingya » est connue du monde entier. Peut-on encore utiliser ces termes – urgence, crise – alors que la situation est désormais devenue le quotidien de près de 700 000 personnes, menaçant de se transformer en une réalité durable ? Dans les camps de réfugiés, les ONG, dont Action contre la Faim, installent les infrastructures nécessaires pour que les personnes déplacées aient des conditions de vie les plus dignes possible. Ce qui devait être transitoire est bel et bien à ce jour un nouvel état de fait.

Il faisait nuit, lorsque, le 25 août, le dernier exode massif des rohingya a commencé. Des exodes, il y en a eu d’autres. Plus de 210 000 personnes avaient déjà passé la frontière du Myanmar au Bangladesh lors de vagues de de déplacement antérieures à l’été 2017. Plus importante population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, privés de citoyenneté, d’accès aux services publics et de liberté, les rohingyas sont la cible de discriminations depuis des décennies. Ce 25 août, des combats entre des insurgés rohingyas et les forces de l’ordre birmanes ont entériné une nouvelle vague de violences extrêmes, causant le départ de la majorité de la population rohingya qui vivait encore dans l’Etat de Rakhine, au Myanmar. Au total, c’est près d’un million de rohingyas qui sont aujourd’hui réfugiés au Bangladesh – une immensité.

Bangladesh Cox 's Bazar © Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar

© Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar © Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar

© Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar © Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar

© Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar © Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

Bangladesh Cox 's Bazar

© Guillaume Binet / MYOP pour Action contre la Faim

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Des besoins humanitaires immenses

Chacun de ces réfugiés a une histoire de vie douloureuse, un parcours marqué de deuil, de souffrance, de traumatisme. Certains ont vu des proches mourir, d’autres ont été blessés, d’autres encore ont été victimes ou témoins de viols, et nombreux ont vu leur maison, leurs biens, leur vie, partir en fumée dans des incendies violents.

Une fois arrivée dans le district de Cox’s Bazar, à la frontière avec le Myanmar, la foule des réfugiés s’entasse dans des camps de fortune. Le périple n’est pas terminé : il faut maintenant affronter des conditions de vie extrêmement précaires, le manque d’infrastructures sanitaires, de nourriture et d’eau, de soins et d’abris, ainsi que le risque de contracter des maladies contagieuses. Les enfants constituent la majorité de la population réfugiée, entre 55 % et 58 %. Pour eux, la situation de vulnérabilité dans les camps est exacerbée : exposés au trafic d’êtres humains, ils encourent les risques d’être maltraités, négligés et exploités.

Cette situation est aggravée par l’approche de la mousson, les familles rohingyas étant installées dans des zones très vulnérables aux inondations et aux glissements de terrain.

Venir en aide aux Rohingya

Malgré un accord bilatéral passé entre le Myanmar et le Bangladesh en janvier 2018, il n’existe aujourd’hui pas de garanties suffisantes pour que ces populations puissent effectuer un retour sécurisé et volontaire.

Si rien ne remplace les pertes subies par les populations réfugiées dans les camps au Bangladesh, nous pouvons essayer d’apporter une réponse aux maux dont elles souffrent aujourd’hui en termes de sous-nutrition, de traumatisme, d’accès à l’eau et aux soins.

Depuis 6 mois, Action contre la Faim a ainsi mis en place une réponse d’urgence qui a touché près de 620 000 réfugiés. Depuis le 25 août 2017, nos équipes ont ainsi distribué plus de 3 millions de repas chauds et plus de 6 millions litres d’eau potable dans les camps de fortune. Nous avons examiné plus de 360 000 enfants de moins de 5 ans ; et nous avons diagnostiqué plus de 10 000 cas de malnutritions aiguë sévère qui ont été admis dans nos programmes de nutrition pour recevoir un traitement. Nos équipes ont également apporté un soutien psychologique (Santé mentale & Pratiques de soin) à plus de 200 000 nouveaux arrivants traumatisés et en état de stress.

Cependant, les besoins continuent d’augmenter tandis que les ressources pour venir en aide concrètement et efficacement aux populations vulnérables manquent encore cruellement. Après 6 mois de crise, alors que l’urgence s’installe doucement comme une nouvelle norme, il faut continuer à nous mobiliser pour les réfugiés rohingyas.

 

Coline-Aymard

Coline aymard
Chargée de Communication
 

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