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LewisJoly-ACF-MOYAMBA_042 © Lewis Joly pour Action contre la Faim

À la Une

Journée Mondiale contre la Faim

Pourquoi la faim existe-t-elle toujours en 2019 ?

L’an dernier, rien qu’en Asie le nombre de personnes qui souffraient de la faim s’élevait à 516 millions de personnes. Ce nombre a aujourd’hui légèrement diminué par rapport à l’an dernier mais   le nombre de pays impactés par la faim a augmenté[1]. Le constat est alarmant, si rien n’est fait l’ONU estime que d’ici 2080, près de 600 millions de personnes supplémentaires souffriront de la faim. Il faut donc poursuivre nos efforts de solidarité collective et appuyer davantage de réformes politiques.
Les personnes les plus touchées sont les enfants et les femmes et plus particulièrement les paysans et petits producteurs agricoles. Il est indispensable de revoir le système alimentaire mondial. Les dirigeants doivent profiter d’occasions comme le G 7 pour encourager un changement global et espérer atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) promus par l’ONU, d’ici 2030 pour garantir un monde durable pour tous.[2]

La faim découle principalement des conflits, des inégalités et des dérèglements climatiques, tous trois sont étroitement liés.

Les conflits

En 2016 environ 60% de la population mondiale souffrant de la faim se trouvait dans des pays en conflit. Un pays secoué par les violences et l’instabilité provoquées par une guerre civile qui dure depuis 2012.
Les deux tiers des personnes souffrant de la faim vivent dans 8 pays : l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Nigeria, le Soudan du Sud, le Soudan, la Syrie et le Yémen. La plupart de ces pays sont en conflit ou souffrent encore des conséquences d’un conflit passé[3].

Aujourd’hui, dans de nombreux pays la faim est utilisée comme une arme de guerre. Affamer les populations, empoisonner des puits, brûler des champs, ces pratiques sont aujourd’hui des tactiques de utilisées pour asservir les populations. Pour lutter contre cela nous avons appuyé la Résolution 2417 qui punit l’utilisation de la faim comme arme de guerre.
Les conflits peuvent naître d’un accès inégal aux ressources mais aussi des mouvements de population provoqués par d’autres conflits, la pauvreté et même les changements climatiques.

Les inégalités

L’accès aux principales ressources nécessaires à la survie, à savoir : l’eau, des terres cultivables, l’éducation, la santé, est inégal à travers le monde. Aujourd’hui encore, des millions de personnes n’ont pas l’eau courante alors que les maladies liées à l’eau favorisent le développement de la malnutrition. L’OMS estime que 50% des cas de malnutrition infantile sont directement liés à la consommation d’eau impropre à la consommation ainsiqu’ à un manque d’hygiène et d’assainissement.  Pour lutter contre la faim durablement et efficacement il est indispensable de garantir l’ODD numéro 6 : l’accès à l’eau pour tous.

L’égalité entre les sexes joue elle aussi un rôle dans la progression ou la lutte contre la faim. Les femmes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la faim mais font face à une discrimination quasi systématique dans certaines régions du globe.

Lewis Joly pour Action contre la Faim

© Lewis Joly pour Action contre la Faim

Lys Arango pour Action contre la Faim

© Lys Arango pour Action contre la Faim

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Partout dans le monde, les femmes n’ont pas un accès égal à la terre, aux outils, et aux moyens financiers pour s’émanciper, sont mariées de force ou manquent d’accès à l’éducation ce qui les pousse à rester dans le cercle vicieux de la pauvreté. Or, si les femmes et les hommes jouissaient du même accès aux terres la faim pourrait reculer de 12 à 17%. Les femmes sont aussi plus à même d’être affectées par les dérèglements climatiques, les déplacements de population et les conflits[4].

Le climat

Au cours des dix dernières années, les catastrophes climatiques ont touché en moyenne 16 millions de personnes. Cyclones, inondations, sécheresses, ces événements destructeurs plongent chaque année des milliers de personnes dans la précarité. Après avoir vécu une catastrophe naturelle les populations sont privées de leurs terres, leur revenus, leurs habitations. Les aléas climatiques poussent les populations à se déplacer et à chercher refuge dans d’autres pays, ou à chercher d’autres ressources ce qui peut provoquer des conflits lorsque l’accès est insuffisant et qu’il faut de plus le partager.

Nous encourageons la création de jardins, les pratiques comme l’agroforesterie ou l’agroécologie et les banques de semences en formant les communautés ou en leur fournissant le matériel nécessaire. Sans un environnement durable et protégé, tous nos efforts communs contre la faim seront compromis.


Sources

[1] Source Indice de la faim dans le monde sorti en 2018
[2] 17 Objectifs de Développements durables définis par l’ONU pour sauver le monde.
[3] Rapport Indice de a faim dans le monde 2018 
[4] Source Rapport mondial sur les crises alimentaires de 2019

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