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À la Une

Territoire Palestinien Occupé

Les organisations humanitaires préoccupées par la crise sanitaire

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“La détérioration et la destruction des équipements d’eau et d’assainissement à Gaza ne fait qu’aggraver une négation déjà sévère et prolongée de la dignité humaine dans la bande de Gaza », signale Maxwell Gaylard. «L’origine de cette crise est un effondrement du niveau de vie de la population Gazaouie, caractérisé par l’usure des moyens de subsistance, la destruction et la dégradation des infrastructures classiques, et une forte baisse de la quantité et de la qualité de services vitaux en santé, ainsi qu’en eau et assainissement» ajoute M. Gaylard.

Selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, tout être humain a droit à un niveau de vie correct et aux meilleurs soins de santé possibles. Ces deux droits incluent l’accès à l’eau en qualité et quantité suffisantes, tout comme l’accès à des systèmes d’assainissement.

Depuis le blocus de Gaza imposée par Israël depuis juin 2007, l’approvisionnement en matériel nécessaire pour la construction et l’entretien des équipements d’eau et d’assainissement sont bloqués, provoquant la dégradation progressive de ces services pourtant essentiels. Les destructions causées durant l’offensive militaire israélienne entre 2008 et 2009 ont détérioré une situation déjà délicate, laissant quelques services et installations au bord du gouffre. Si certains matériaux indispensables pour la reconstruction ont pu entrés au compte goutte, cela est loin d’être suffisant pour rétablir et assurer le bon fonctionnement des systèmes d’eau et d’assainissement pour la population gazaouïe.

Actuellement, 10.000 personnes à Gaza vivent sans aucun accès à l’eau, auxquelles s’ajoutent les 60% de la population qui n’ont pas accès à l’eau courante. Par ailleurs, depuis janvier 2008 entre 50 et 80 millions de litres d’eaux sales, faute de traitement ou partiellement traitées, sont déversées quotidiennement dans la mer Méditerranée, à cause des dommages occasionnés sur les installations de retraitement des eaux, des faibles capacités de traitement dues à l’absence de travaux de modernisation, ainsi qu’à une pénurie criante de carburant et d’électricité.

Le Coordinateur des Affaires Humanitaires des Nations Unies et les organisations non gouvernementales lancent un appel au gouvernement israélien pour que soient adoptées des mesures immédiates garantissant l’accès à Gaza des matériaux de construction et de réparation nécessaires pour répondre à la crise sanitaire qui perdure. « Si l’on ne répond pas aux nécessités basiques et immédiates de la population, et si l’on ne facilite pas le développement et la gestion à long terme des eaux sales et de l’assainissement, les risques sur la santé publique et l’environnement resteront toujours significatifs. La pollution ne connaît pas de frontières et l’ensemble des communautés de la région se retrouve face à une menace écologique constante due aux déficiences du système d’eau et d’assainissement de Gaza » appuie M. Gaylard.

Action contre la Faim a mis en place à Gaza deux programmes. Le premier, centré sur l’accès à l’eau et à l’assainissement, consiste à acheminer l’eau à la population. Ainsi, les équipes sur le terrain purifient et équipent les sources d’eau existantes, creusent de nouveaux puits, construisent et réparent les réseaux endommagés. Le second programme concerne la santé alimentaire, il s’agit alors d’apporter une aide immédiate à la population en distribuant des rations alimentaires, mais aussi des besoins de première nécessité ou encore pour les agriculteurs

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