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À la Une

Les femmes en première ligne de la lutte contre la faim

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Dans beaucoup de pays de la planète, les femmes ont un statut économique et social inférieur à celui des hommes. Elles ont un accès plus limité à l’éducation, au crédit ou encore au pouvoir décisionnel au sein de la société. Pourtant, elles sont souvent les meilleurs partenaires dans le développement. Selon certaines études, l’argent investi auprès des femmes serait même 17 fois plus productif que chez les hommes.

Action contre la Faim a fait le choix de placer les femmes au centre de plusieurs de ses programmes contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire. En effet, selon Hanna Mattinen, spécialiste de la sécurité alimentaire chez Action contre la Faim, les femmes assument un triple rôle. « Premièrement, elles sont économiquement actives et apportent des revenus importants au budget familial, sous forme d’argent comme de nourriture. On estime que les femmes produisent 60 à 80% de la nourriture dans les pays en voie de développement. Par ailleurs, ce sont elles qui portent les enfants et leur santé est primordiale, avant et pendant la grossesse, pour que leur enfant naisse en bonne condition physique. On sait par exemple que les femmes malnutries ont plus de risques de mettre au monde des enfants qui à leur tour développeront de la malnutrition. Enfin, ce sont elles qui s’occupent des enfants et autres membres de la famille, qui surveillent leur santé, leur alimentation, leur prodiguent les soins nécessaires. En bref, ce sont les pierres angulaires de l’économie et du bien–être de la famille dans la plupart des régions du monde. »

Les femmes sont souvent en charge d’une grande part du travail domestique et de production, notamment agricole. Cependant, elles n’ont pas toujours accès à l’éducation, aux ressources et services qui leur permettraient d’accroître leurs moyens d’existence. Les programmes mis en place par Action contre la Faim s’attachent à ne pas aggraver la discrimination à l’égard des femmes, mais au contraire à promouvoir leur autonomie, notamment sur le plan de la production de revenus. Ils veillent aussi à ne pas augmenter la charge de travail très lourde qui découle souvent du triple rôle des femmes : ceux d’épouses, de productrices/agricultrices et de garantes du bien-être de la cellule familiale. La somme de travail que les femmes endurent peut en effet conduire les ménages au bord de la catastrophe, celles-ci risquant de ne plus être capables de subvenir aux besoins des personnes dont elles ont la charge. Accompagner les femmes, en faire des acteurs de la lutte contre la faim : voilà le programme d’ACF !

ACF auprès des femmes : 3 programmes, 3 approches

TCHAD

Les femmes, maillons essentiels de la lutte contre la malnutrition

Située à l’ouest du Tchad, la région du Kanem est l’une des plus touchées par la malnutrition. Un fléau qu’ACF combat notamment en ciblant les mères et les sages-femmes traditionnelles, maillons essentiels dans la transmission des pratiques de lutte contre la malnutrition.

Achta Bintou est installée sous l’un des rares arbres du village. Petit à petit, autour d’elle, le cercle des femmes s’agrandit. Parées de voiles multicolores, portant au bras ou au sein un enfant ou deux, elles arrivent des maisons et villages voisins à pied ou à dos d’âne et s’asseyent sur des nattes. C’est l’heure de la séance de sensibilisation. Celle qu’ACF, en collaboration avec le système sanitaire tchadien, organise dans les villages, dans le but de faire reculer l’un des pires fléaux de la région du Kanem : la malnutrition.

Au programme de ces séances collectives : des informations pratiques sur l’alimentation, la détection de la malnutrition, mais aussi sur les bonnes pratiques de soins infantiles, à destination des mères enceintes et allaitantes.

Pour enrayer la malnutrition, Action contre la Faim a décidé de cibler en particulier les mères et les accoucheuses traditionnelles, celles qui, dès les premières heures de l’enfant, accompagnent son développement.

Car, au Kanem, les taux alarmants de malnutrition ne s’expliquent pas seulement par la sécheresse et la crise alimentaire qui frappent cette région aride. Le poids des traditions y contribue lui aussi. « Beaucoup de croyances survivent, qui provoquent ou aggravent la malnutrition. Par exemple, on pense que si une femme allaite longtemps son enfant, il risque de devenir paresseux alors qu’en réalité le lait maternel est le meilleur aliment pour les petits ! Nous sommes là pour le leur expliquer, » témoigne Achta.

SOUDAN

Témoignage : « Je suis fière de pouvoir à mon tour donner du travail à des gens ! »

Dans une région marquée par des années de violences et de déplacements, Action contre la Faim aide les femmes à se relever en les aidant à démarrer une activité économique. Témoignage.

Alor Dhel Kuol est une grand-mère pleine de vie qui a révolutionné son quotidien grâce à une subvention. Une subvention de 140 dollars versée par ACF, dans le cadre d’un programme de soutien aux initiatives entrepreneuriales, qui lui a permis d’ouvrir un restaurant. « Avant, je travaillais toute la journée dans les champs, sous le soleil, puis j’allais ramasser des plantes et fruits sauvages pour subvenir à nos besoins, mais ça ne suffisait pas. On est huit à la maison. Je n’arrivais pas à acheter la nourriture nécessaire, tout en payant les frais de scolarité et les frais médicaux. Je viens d’une famille pauvre… »Avec la subvention versée par ACF, Alor a ouvert un restaurant sur le marché très fréquenté de Wanyjok en octobre 2009 : une petite hutte avec seulement 3 tables et un employé. Six mois plus tard, grâce aux économies qu’elle a pu réaliser et le versement d’une seconde subvention, elle a pu reprendre à son compte un autre restaurant. Aujourd’hui, elle accueille 200 clients par jour et a neuf employés !

« Je suis très fière de pouvoir donner du travail à des gens, d’être reconnue dans ma communauté. Il y a même des gens des autorités locales qui me commandent leurs repas ! Et puis j’ai pu inscrire trois de mes enfants et deux de mes petits-enfants à l’école. Je peux leur acheter des vêtements et les emmener chez le médecin quand ils sont malades. Ma vie actuelle est tellement plus agréable!»

Alor n’entend pas en rester là dans ses nouvelles fonctions d’entrepreneur. « ACF m’a formée et aidée à monter et gérer un business. Maintenant, je voudrais ouvrir une boutique dans le marché. Et je veux inciter tout le monde à devenir entrepreneur, comme moi, pour améliorer sa vie ! »

HAITI

Aider les femmes à se reconstruire, c’est aider la reconstruction du pays.

ACF a conscience que la reconstruction d’un pays passe par celle des familles, de l’autonomie économique et de l’estime de soi. C’est pourquoi l’organisation a mis en place des programmes de soutien psychosocial et de formation à une activité génératrice de revenus. A Gonaïves, ce programme cible en particulier les jeunes-filles mères.

Catastrophes naturelles, destructions massives, migrations, pénurie d’emploi et de formation…. La ville de Gonaïves a été pleinement touchée part les passages cycloniques récents et a subi les conséquences indirectes du tremblement de terre qui a touché Port au Prince. Dans ce contexte de déstructuration économique, les femmes – les jeunes filles notamment – sont particulièrement fragilisées.

Pour leur venir en aide, trois centres ont été ouverts à Gonaïves et sont dédiés à la santé psychologique des femmes et à la mise en place d’activités génératrices de revenus. L’objectif est de redonner aux jeunes filles-mères la confiance et la motivation nécessaire pour débuter une activité génératrice de revenus.

Dans ce but, les centres constituent une structure « saine » et sécurisante qui favorise leur épanouissement personnel et social. En effet, l’accès à la nourriture pour elles-mêmes et leurs enfants constitue la première source de stress pour ces femmes. Il est donc difficile d’assurer un suivi psychosocial efficient si cet apport alimentaire n’est pas garanti. De ce fait, un repas par jour est fourni aux bénéficiaires au sein du centre. Ceci les prédispose à recevoir l’accompagnement psychosocial et technique qui leur permettra de redécouvrir les ressources individuelles et collectives qui leur permettront ensuite de mener un projet professionnel : ouverture d’un petit commerce de vêtements, de cosmétiques, de chaussures, activités de couture etc.

 

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