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« Les conséquences des changements climatiques sur la malnutrition ont été sous-évaluées »

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Une situation déjà déplorable…

Les impacts des crises alimentaires et économiques ont déjà participé à faire croître dangereusement les chiffres de la faim. Aujourd’hui et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une personne sur six souffre de la faim. Parmi eux, 19 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère, forme la plus grave de la malnutrition pouvant conduire en quelques jours à la mort. Ce fléau serait associé à plus du tiers des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde.

… Encore aggravée par les changements climatiques

Les changements climatiques affectent et amplifient chacune des causes de la malnutrition : ils promettent plus d’insécurité alimentaire, des difficultés accrues sur les moyens d’existence et sur les pratiques de soins, un accès insuffisant à la nourriture, à l’eau, à l’assainissement et à la santé. La malnutrition est la conséquence ultime de tous ces impacts des changements climatiques :

– les changements climatiques augmentent la fréquence et l’intensité des événements climatiques extrêmes, qui eux-mêmes affectent les moyens d’existence des victimes et accélèrent les déplacements de population ;

– les changements climatiques sont une menace majeure sur l’agriculture et l’insécurité alimentaire : ils affectent la disponibilité, l’accès, la stabilité et l’utilisation de la nourriture ;

– les changements climatiques sont également une menace majeure pour la santé : ils contribuent déjà à l’augmentation des maladies et des morts prématurées ;

– des centaines de millions de personnes vont être exposées à des stress hydriques accrus, qui augmenteront la propagation de maladies liées à l’eau;

– les changements climatiques vont accroître la charge de travail des femmes et compromettre ainsi leur capacité à apporter les soins adéquats à leurs enfants.

Les plus pauvres seront les plus durement touchés, particulièrement les enfants. Déjà, beaucoup de familles avec des enfants dénutris n’ont ni les moyens ni la capacité de s’adapter et de faire face aux multiples menaces que représentent les changements climatiques.

Une augmentation rapide prévisible de la malnutrition

Selon une récente étude de l’IFPRI, une augmentation de 20% des cas de malnutrition infantile d’ici 2050 est à prévoir du fait des changements climatiques. Cette étude se base essentiellement sur une moindre disponibilité alimentaire alors que la malnutrition ne résulte pas que d’un facteur agricole mais est le point de convergence des problématiques de sécurité alimentaire, d’eau et de santé. De plus, elle accable ceux qui sont déjà les plus fragilisés. Selon ACF, cette étude reste donc sous évaluée et une très forte augmentation de la malnutrition est à prévoir si rien n’est fait.

Changements climatiques et malnutrition : une réalité déjà très présente sur les terrains d’intervention d’ACF

Les équipes d’Action contre la Faim luttent au quotidien contre les effets des changements climatiques et des grandes crises mondiales qui affectent aujourd’hui notre planète. Ainsi, ACF a aujourd’hui développé dans 19 de ses pays d’interventions des programmes de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques. Une délégation d’Action contre la Faim sera présente à Copenhague pour défendre la voix des personnes les plus vulnérables à travers le monde et mobiliser les acteurs présents autour de la malnutrition.

Face à cela, ACF appelle tous les acteurs politiques, scientifiques et humanitaires à:

se mobiliser pour que les liens entre malnutrition et les changements climatiques soient mieux prise en compte dans les discussions internationales

accroître et financer les mesures permettant de réduire les impacts des changements climatiques sur la malnutrition et d’augmenter la capacité de résistance et d’adaptation des communautés vulnérables. 50 à 100 milliards de dollars par an sont nécessaires pour mettre en oeuvre les programmes d’adaptation essentiels.

s’assurer que les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre (politiques agricoles mal pensées, agrocarburants…) ne mettent pas en danger les capacités de familles et de communautés à se nourrir et se soigner (même si chaque pays doit faire des efforts en termes d’atténuation)

agir en priorité auprès des pays et des populations les plus affectés par la malnutrition et les changements climatiques, en y ciblant plus particulièrement les personnes plus vulnérables : les enfants et les mères.

– mettre en oeuvre des politiques et des programmes intégrés et multisectoriels pour gérer les effets cumulés des crises alimentaires, économiques et climatiques sur la malnutrition. Cela nécessite décloisonnement et collaboration de la part des gouvernements, des Nations unies et de la société civile à l’échelle régionale, nationale et locale.

Les outils et les solutions pour lutter contre la malnutrition sont connus et éprouvés. Ils n’attendent qu’une détermination politique forte assortis de réels moyens.

En savoir plus sur ACF au sommet de Copenhague

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