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Aide publique au développement

le Cése donne une nouvelle légitimité aux revendications des ONG

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Chambre de représentation de la société civile, le Cése porte autant les voix des associations que des syndicats ou du patronat. L’adoption d’un texte à l’unanimité — comme ce fut le cas ici — est le gage d’un projet à la fois viable et consensuel.

Le 25 septembre 2015, la France et l’ensemble des États membres des Nations Unies ont adopté une nouvelle feuille de route pour le développement durable à l’horizon 2030, reposant sur 17 Objectifs de développement durable (ODD). Ce processus a vu émerger un consensus en vue d’éradiquer la faim, la pauvreté et de lutter contre les inégalités.

Le Cése a été saisi par le gouvernement sur la question des conséquences de l’adoption de ce nouvel agenda. L’avis émet une série de préconisations opérationnelles pour la mise en œuvre des ODD au niveau français. Elles consistent en particulier à faire du développement durable et de la solidarité internationale un véritable projet politique pour la France, tant sur le plan domestique que sur sa politique extérieure.

Plusieurs de ces préconisations correspondent aux demandes portées par Action contre la faim.

    • Attribuer 0,7 % du revenu national brut à l’Aide publique au développement est une condition sine qua non à la réussite de l’agenda 2030 des Nations Unies. Atteindre un tel niveau d’aide implique d’honorer enfin les engagements internationaux pris de longue date par la France et maintes fois confirmés (pour la dernière fois à Addis-Abeba en juillet 2015, lors de la troisième conférence internationale sur le financement du développement).
    • Donner la priorité aux pays les moins avancés (PMA) et rééquilibrer l’aide en faveur des dons permettrait que l’aide au développement cible ceux qui en ont le plus besoin. Aujourd’hui, la France n’alloue qu’un quart de son aide aux PMA et presque exclusivement sous forme de prêts (en 2015, les dons représentaient seulement 6 % de l’activité de l’Agence française de développement). De plus, l’Agence française de développement prête principalement aux pays les plus solvables. Nous préconisons l’inverse : donner la priorité aux dons et allouer 50 % de l’aide au développement aux PMA. Ces mesures sont indispensables pour soutenir efficacement des pays dont la majorité des flux financiers externes proviennent de l’aide au développement.
    • Enfin, la création d’un ministère du développement et de la globalisation est le meilleur moyen d’arbitrer ces nouvelles orientations budgétaires et de garantir que le sujet existe en soi, avec pour objectif principal la lutte contre la pauvreté.

Ces perspectives sont tout à fait réalistes : en mars 2015, le Royaume-Uni a adopté une loi qui consacre 0,7 % du revenu national brut à l’aide publique au développement, et ce quasi exclusivement sous forme de dons. Le pays possède également un ministère dédié.

En faisant valider par l’ensemble de la société civile les principales demandes des ONG en matière de développement, le Cése adresse un signal fort à l’exécutif français : il est temps que la France respecte ses engagements internationaux et initie une politique ambitieuse sur la question du développement international. L’agenda 2030 des Nations Unies porte le projet le plus noble qui soit : éradiquer la faim et la pauvreté dans le monde. Il est du devoir de l’État français de prendre sa pleine responsabilité.


Vous pouvez consulter le rapport du Cése La politique française de coopération internationale dans le cadre de l’agenda 2030 du développement durable sur : http://www.lecese.fr/travaux-publies/la-politique-francaise-de-cooperation-internationale-dans-le-cadre-de-l-agenda-2030-du-developpement-durable

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