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À la Une

Bangladesh

Le carnet de route de Bill Knott au Bangladesh – Jour 1

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post_250413_billknottJournaliste pour le Financial Time et ambassadeur d’Action contre la Faim, Bill Knott revient tout juste d’un déplacement au Bangladesh. Une visite sur nos programmes de nutrition et de sécurité alimentaire qui lui a permis d’en apprendre davantage sur nos actions, et de rencontrer les familles qui bénéficient de notre aide. 

Au volant de notre camion, Haroun évite habilement deux bus arrivant droit sur nous, côte à côte. Au Bangladesh, la question de la conduite à droite ou à gauche ne se pose pas vraiment : Pourquoi devoir choisir entre l’un ou l’autre ?

Travaillant auparavant pour une compagnie pétrolière, Haroun y a suivi un cours de « conduite défensive », et il est probablement le seul conducteur de tout le Bangladesh à l’avoir fait. Les bus Hiro construits au Japon, et les camions Tata venus d’Inde sillonnent les routes à une vitesse vertigineuse, toutes sirènes hurlantes.

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Les bus Hiro construits au Japon, et les camions Tata venus d’Inde sillonnent les routes à une vitesse vertigineuse, toutes sirènes hurlantes.

Avec moi se trouvent Jean Michel Grand, directeur d’Action contre la Faim au Royaume Uni, et Tarik Kadir, un vieux copain connus lors de mes visites à l’association au Malawi et en Ethiopie, maintenant grand patron d’Action contre la Faim en Asie. Nous sommes en route pour visiter les projets que l’association a mis en place au Bangladesh.

Partis de Dhaka, l’immense capitale du pays qui va s’étendre encore dans les dix ans à venir, nous roulons vers le nord-ouest. Notre destination, la ville de Sirajganj où Action contre la Faim met en place depuis deux ans un programme de jardins potagers. L’association enseigne aux familles le jardinage, leur offrant les graines et les outils dont elles ont besoin pour cultiver une alimentation variée. Le long de la route principale, on peut observer certains matériaux de construction qui serviront à bâtir la nouvelle Dhaka…

Les deux autres activités de la région sont la production de riz et l’industrie textiles. Les usines de vêtements, plus de 4000 au Bangladesh, sont tristement célèbres : en novembre dernier un incendie a tué plus de 120 ouvriers qui fabriquaient des vêtements pour entre autre, C&A. Selon les survivants de la catastrophe, les sorties de secours auraient été verrouillées. Riz et textiles dépendent énormément d’un élément : l’eau. De l’eau, le Bangladesh, pays de basse altitude doté de dizaines de grands fleuves se jetant dans la baie du Bengale, n’en manque pas, bien au contraire !

Les fortes pluies de mousson, les effets du changement climatique, la construction controversée de barrages par l’Inde qui restent ouverts lors de la saison des pluies rendent les inondations de plus en plus fréquentes.

Dans la campagne autour de la ville de Sirajganj, une zone particulièrement touchée, ils connaissent bien le sujet. Action contre la Faim a d’ailleurs participé activement aux opérations de sauvetage après les crues de l’année dernière, lorsque l’immense fleuve Jamuna est sorti de son lit, dévastant villages et plantations.

Le lendemain de notre arrivée, nous rencontrons Rehka. Nous la retrouvons dans son jardin avec son jeune fils Rana courant joyeusement autour des plants de tomates et d’aubergines. Elle en est très fière : « je n’ai plus besoin d’acheter des fruits et des légumes au marché, je les fais pousser moi-même » me raconte-t-elle. En plus de savoir maintenant entretenir son potager, elle a aussi appris comment cuisiner sa récolte : tomates et aubergines, mais aussi carottes, épinards, moutarde, radis blancs… Parmi les conseils prodigués par l’ONG qu’elle met en pratique, elle collecte les eaux de pluies dans un bassin qu’elle a creusé elle-même, afin de pouvoir continuer à irriguer durant la saison sèche. Il est bien sûr extrêmement important de pouvoir varier, grâce à ces légumes frais, une alimentation autrement composée pour l’essentiel de riz.

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Mais il me paraît aussi crucial que les programmes d’Action contre la Faim aident des personnes comme Rekha à retrouver dignité et estime. L’ONG va aider 6000 foyers de plus cette année, et le programme se développe encore pour inclure aussi les arbres fruitiers, la volaille et le poisson.

Le projet de jardins potagers, pour moi, incarne ce que l’organisation fait de mieux : trouver des solutions innovantes au problème de la faim en donnant à des personnes les compétences et les outils nécessaires pour qu’elles puissent aider leurs familles. Pour une toute petite somme, de nombreuses familles dans la région de Sirajganj ont maintenant accès par elle-même à une alimentation saine et équilibrée.

Après avoir dit au revoir à Rekha et Rana, nous nous mettons en route vers Lalmonhirat, près de la frontière Indienne, nous préparant à d’autres rencontres…

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