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Ouganda

"En Ouganda, on recolle les morceaux avec les réfugiés du Soudan du sud"

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Le violent conflit qui a éclaté au Soudan du Sud en décembre dernier a provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes. Rapidement, des familles de réfugiés ont passé la frontière vers l’Ouganda afin d’y trouver refuge. Beaucoup se sont réfugiés dans le district d’Adjumani situé au Nord du pays. C’est d’ailleurs là que je me trouve aujourd’hui.

Quand je suis arrivée, j’ai été frappée par ce que j’ai vu.  87% des réfugiés sont des femmes et des enfants, et beaucoup de ces enfants sont orphelins. J’ai rencontré de nombreuses femmes dans les camps qui ont recueilli des enfants ayant perdu pères et mères ou été séparés de leurs parents.

Plusieurs centaines de réfugiés soudanais arrivent chaque jour en Ouganda et toutes les installations atteignent leur capacité maximale. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) est actuellement en pourparlers avec le gouvernement ougandais pour mettre plus de terrains à disposition. 

En ce moment, les équipes d’Action contre la Faim travaillent sur trois camps de réfugiés, Adjumani-Boroli, Nyumanzi et Kriyondongo.

Le camp de Boroli a une capacité d’environ 4500 personnes. Quand je m’y suis rendue la semaine dernière, pas moins de 500 à 600 personnes arrivaient encore. Dans ce camp, la priorité a été de créer des points d’eau potable, des sanitaires ainsi que des infrastructures d’hygiène. Nous avons creusé des puits, construit des latrines et des stations de lavage. Certains réfugiés ont même commencé à construire leurs propres toilettes comme  s’ils avaient prévu de rester ici un bon moment. 

 

Endosser le rôle de mère auprès d’enfants qui n’en n’ont pas

Les domaines qui demandent le plus d’attention aujourd’hui à Boroli sont ceux de la santé et de l’éducation. J’ai rencontré Sarah, une mère de 19 ans qui a fui Juba, la capitale du Soudan du Sud. En plus d’être accompagnée de ses 4 enfants, elle a également pris sous son aile 5 autres enfants non accompagnés. Même si elle a commencé à envoyer ses enfants les plus âgés dans une école près du camp, elle se demande comment elle va pouvoir subvenir aux frais de scolarité pour les neuf enfants dont elle a désormais la charge.

L’un de ses plus jeunes enfants est atteint de paludisme. L’équipe d’ACF a organisé son transport vers le centre de santé le plus proche afin qu’il suive un traitement. Quand j’ai demandé à Sarah ses projets pour le futur, elle m’a répondu qu’elle pourrait envisager un retour au Soudan une fois les combats terminés, mais qu’elle est heureuse de pouvoir envoyer ses enfants à l’école ici en Ouganda et elle n’est pas sûre d’en avoir la possibilité si elle rentre chez elle.

 

Un camp surpeuplé

A Nyumanzi,  c’est la même chose. Il y a quelques semaines, le camp était presque vide avec environ 100 personnes. Aujourd’hui ils sont 20 000 alors que le site est fait pour accueillir 3000 personnes. Les besoins en eau, en assainissement et en infrastructures d’hygiène sont très élevés comme à Boroli.

Partout où je vais, je suis frappé non seulement par l’ampleur des besoins, mais aussi par le courage dont font preuve les réfugiés du Soudan du Sud qui considèrent désormais l’Ouganda comme leur maison. 

 

Témoignage de Melinda Lee, chargée de programme pour ACF USA.

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