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agroecologie-f-lenoir-acf-1.jpg © François Lenoir pour Action contre la Faim.

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COP23

La nécessaire transition vers l’agro-écologie

agroecologie-f-lenoir-acf-1.jpg © François Lenoir pour Action contre la Faim.

Parmi les nombreux défis climatiques, l’agriculture tient une place particulière. En effet, les émissions de gaz à effet de serre issues de l’agriculture représentent près d’un quart des émissions totales. Et en matière de CO2, certaines pratiques agricoles émettent beaucoup plus que d’autres : agriculture intensive, utilisation de produits chimiques, élevages industriels…

« C’est tout un système de production alimentaire qui est à revoir, si l’on souhaite combattre efficacement le changement climatique et permettre une alimentation suffisante et adaptée à chacun », explique Peggy Pascal, responsable Plaidoyer Faim d’Action contre la Faim.

Malgré son importance, le sujet est l’un des grands tabous des COP qui se sont déroulées jusqu’alors. Certains grands pays agricoles comme l’Argentine, les États-Unis ou encore certains pays de l’UE refusent de mettre le sujet sur la table.

Pire, de nombreuses initiatives censées répondre au défi d’une agriculture plus responsable sont en réalité de fausses solutions. Parmi elles, la création en 2014 de l’« Alliance mondiale pour l’agriculture intelligente face au climat » (GACSA). Cette alliance, composée de gouvernements, entreprises, et organisations de la société civile, et dont la France est membre, prétend vouloir améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition tout en prenant en compte les enjeux climatiques. Pourtant, elle promeut des pratiques très peu « intelligentes face au climat »…

Action contre la Faim publie aujourd’hui une étude, qui montre la forte prédominance des industriels de l’agro-alimentaires parmi les membres de la GACSA. Il montre notamment que 41 % des entreprises privées membres entretiennent des liens étroits avec les industries de l’agro-business dans le domaine des fertilisants, des semences ou encore des biotechnologies. Ce rapport montre la potentielle influence des industries sur les orientations de la GACSA.

Nous demandons donc aux États présents lors de la COP23 de mettre fin aux fausses solutions comme la GACSA, et de créer un cadre permettant une réelle discussion sur la transition vers l’agroécologie.

« Nous souhaitons qu’un programme de travail sur l’agriculture et la sécurité alimentaire soit validé pendant la COP23. Il faut absolument que les États prennent la mesure de l’urgence climatique et de l’importance d’une transition des systèmes agricoles actuels vers l’agroécologie. Un autre enjeu est de se préserver de l’influence des lobbys de l’agro-industrie », déclare Peggy Pascal.

Pour plus d’informations, retrouver la note de synthèse de l’étude : « Climate Smart Agriculture, Frame It or Leave It ! »

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