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Santé mentale réfugiés Ethiopie ©Lys Arango pour Action contre la Faim

À la Une

Ethiopie

Comment soutenir la santé mentale des réfugiées dans le camp de Gambela

Nous luttons pour éradiquer toutes les causes de la faim et pour fournir un accès aux soins à ceux qui en ont le plus besoin. Les troubles psychologiques ont une incidence sur la santé physique de la personne atteinte. Un des symptômes les plus communs de dépression est la perte d’appétit ou de volonté de se nourrir et ce partout dans le monde.

 

 

En contexte de guerre, de déplacement de population, l’une des blessures invisibles et donc plus difficile à soigner est celle de l’esprit. Sauf qu’une personne souffrant de dépression, fuyant la guerre et ayant trouvé pour seul refuge un camp de réfugiés, aura davantage de difficultés à trouver le soutien psychologique nous sommes là pour les soutenir et les aider à surmonter cette épreuve tout en luttant contre la faim.

 

Pourquoi nous accompagnons principalement les femmes ?

La crise au Sud Soudan a créé des mouvements de population considérables. Selon le HCR plus de 325 000 sud soudanais se sont réfugiés dans la région de Gambella en 2018. La plupart du temps les personnes les plus vulnérables sont celles qui fuient les zones de guerre et tente d’échapper à la violence. Le camp de Nguienyyiel, est le plus grand de la région, en octobre 2018 il accueillait 74 932 réfugiés, 20% d’entre eux sont des enfants de moins de 5 ans.

La majeure partie des personnes déplacées sont des femmes qui ont fui avec leurs enfants. Ce camp de réfugiés accueille 88% de femmes et d’enfants dont 66% sont mineurs. C’est le cas de Nyahok et Nyalat, ces deux mères ont perdu leur mari et ont dû entreprendre un périple à la recherche d’un endroit où se réfugier. Elles ont intégré notre programme de santé mentale qui accompagne la détresse psychologique. Nos programmes de détresse psychologique ont commencé en Aout 2017 dans le camp de Nguienyyiel, comme programme pilote pour apporter notre soutien aux réfugiées sud soudanaises notamment et aux traumatismes qu’elles ont vécus.

Lorsqu’elles arrivent en Ethiopie elles ont déjà parcouru des centaines de kilomètres à pied, été témoins de scènes traumatisantes où elles ont perdu leurs proches, et doivent à tout prix garder leurs enfants sains et saufs. Les mères traumatisées peuvent souffrir de différents troubles psychologiques qui ont des conséquences sur leur santé et sur celles de leurs enfants. En étant les seules à fournir les soins et subvenir aux besoin de leur famille, une grande responsabilité pèse sur leurs épaules. Il faut également veiller à ce qu’elles ne transmettent pas leur traumatisme à leur enfant et ainsi éviter le développement de la sous nutrition.

Nos équipes apportent un soutien pour développer et renforcer la résilience des personnes atteintes d’un traumatisme et de les préparer à d’éventuels futurs événements traumatiques. Dans les camps, les femmes arrivent souvent seules avec leurs enfants et se retrouvent à endosser le rôle de parent sans appui ni soutien.

La santé mentale dans un camp de réfugiés en Ethiopie

Dans le plus grand camp de réfugiés de la région, soutenir la santé mentale des réfugiées et mettre en place des entretiens nous permet de dresser un portrait de la situation et des besoins afin d’adapter notre réponse. 79% des personnes que nous accompagnons dans le programme sont des femmes mariées et des filles qui ont entre 18 et 35 ans. Les 20% restants sont des enfants entre 5 et 17 ans.

Au sein de nos programmes nous fournissons un soutien individuel personnalisé, les patients sont accompagnés par des psychologues. Plusieurs activités ont été mises en place, des groupes de paroles pour les femmes afin de leur permettre d’échanger sur les épreuves qu’elles ont traversées. Ces moments d’échange sont encadrés par des psychologues et permettent de libérer la parole sur des thématiques difficiles. Les femmes que l’on accompagne se rendent compte qu’elles ne sont pas seules dans leur combat et de renforcer leur résilience et l’entraide. Grâce à ces groupes elles créent des liens, ce ne sont plus de simples voisines, ou des réfugiées vivant dans le même camp, elles font partie d’un groupe qui favorise l’entraide et se soutient mutuellement.

Centre de santé mentale camp réfugiés ©Lys Arango pour Action contre la Faim

©Lys Arango pour Action contre la Faim

Groupe de mères santé mentale réfugiées sud soudan ©Lys Arango pour Action contre la Faim

©Lys Arango pour Action contre la Faim

Nourrisson pratiques de soin camp réfugiés ©Lys Arango pour Action contre la Faim

©Lys Arango pour Action contre la Faim

Séance soutien santé mentale mères ©Lys Arango pour Action contre la Faim

©Lys Arango pour Action contre la Faim

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Des ateliers pour renforcer le lien mère-enfant sont mis en place, ce dernier peut avoir été rompu à cause du traumatisme et pour que l’enfant ne développe pas de sous-nutrition ou pour que la mère ne lui transmette pas son traumatisme il est indispensable de renforcer ce lien. Pour cela, un grand nombre d’ateliers qui allient à la fois le partage de connaissances sur les bons pratiques de soin et de nutrition mais aussi des ateliers de massages et des séances de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène.

Ce programme a permis aux personnes en détresse émotionnelle d’avoir accès à des conseils individuels et/ou à des activités de groupe au sein du camp leur permettant de faire face, de partager et de traiter leurs difficultés. L’objectif est de soutenir le développement psychologique et psychosocial de la résilience pour résister aux difficultés et aux crises futures.

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