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À la Une

Amérique centrale

cette année la période de soudure pourrait devenir une crise alimentaire

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Chaque année, entre juin et août, il est difficile de se nourrir en Amérique centrale. Les principales raisons sont que les réserves de la récolte précédente s’épuisent, et le travail saisonnier se fait rare à partir de fin mars. Ce n’est qu’à partir de septembre, avec la première récolte, et de novembre, avec de nouvelles opportunités de travail que les revenus des familles permettent de couvrir les besoins alimentaires.

Cette année, la période de soudure sera plus longue et plus difficile. La rouille orangée a affecté plus de la moitié des plantations de café de la région, réduisant les opportunités d’emploi et limitant fortement les revenus dépendant de cette activité. Les fréquentes sécheresses qui ont affecté la région, notamment au Guatemala et au Honduras, participent à l’aggravation de la situation.

Alejandro Zurita, directeur régional d’Action contre la Faim en Amérique Centrale, explique : « Une crise alimentaire se traduit par une augmentation significative et prolongée de la malnutrition aigüe des enfants de moins de cinq ans, ainsi que par l’épuisement des moyens de subsistance des familles affectées, comme les animaux par exemple. Cela a des conséquences irréversibles sur l’économie des familles. Nous préférons ne pas imaginer les conséquences que pourraient avoir des phénomènes comme El Niño ou La Niña s’ils arrivaient à nouveau, comme l’ont annoncé certains services de météorologie. Les premières récoltes pourraient être affectées, aggravant encore la crise alimentaire. »

Peur d’une nouvelle crise

La situation n’est pas nouvelle pour la région. En 2001 et 2002,  une  conjonction similaire d’évènements avait couté la vie à des centaines d’enfants.

« Nous faisons face à une situation prévisible. Nous avons encore le temps d’éviter que des enfants du Guatemala, du Nicaragua, du Salvador et du Honduras  souffrent de malnutrition, et voient leur futur détruit. Il s’agit là de deux droits élémentaires, celui de s’alimenter et celui de vivre, qui sont malheureusement mis à mal sur le continent latino-américain » ajoute Alejandro Zurita. « Un moyen efficace de prévenir la crise alimentaire de cette année serait d’appuyer les familles à partir du mois de mai, avec des aliments ou de l’argent, afin qu’ils puissent couvrir leurs besoins jusqu’à la récolte de maïs de septembre. Cependant, la solution définitive à la période de soudure n’est pas là, et implique de profonds changements politiques et économiques, visant à réduire la pauvreté structurelle, qui est enracinée en Amérique Centrale depuis des siècles ».

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