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À la Une

Accès aux soins pour les enfants au Sahel

la gratuité pour les plus vulnérables est une stratégie payante

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Pour Médecins du Monde qui, en lien avec les autorités sanitaires, appuie déjà la mise en œuvre de ce type d’initiatives dans plusieurs pays du Sahel, « la gratuité ciblée représente une première étape essentielle dans l’instauration progressive de la couverture maladie universelle dans cette région ». Au Niger, le passage à la gratuité pour les enfants de moins de 5 ans a entraîné une hausse significative des taux d’utilisation des soins curatifs (de 49% en 2006 à plus de 90% en 2012).

« Ce nouveau fonds pour la gratuité des soins représente une opportunité pour la France d’augmenter sa contribution à la lutte contre la malnutrition qui est aujourd’hui bien faible » rappelle le Dr Serge Breysse, directeur du plaidoyer d’ACF. Il est essentiel de s’assurer que ce projet d’accès aux soins intégrera la prise en charge de la malnutrition au même titre que les autres interventions nécessaires à la survie des enfants. C’est cette approche intégrée de la santé infantile qui doit être pleinement adoptée par la France.

Les ONG invitent le gouvernement à ne pas se limiter à un simple effet d’annonce et à garantir un appui sur le long terme à ces politiques de santé visant à protéger les plus pauvres. Selon Charlotte Soulary, d’Oxfam France, « l’aide financière de la France devra soutenir les Etats dans les priorités définies dans leurs politiques nationales de santé, et les aider à mobiliser des ressources domestiques pour les pérenniser ».

En dépit de l’impact positif et spectaculaire des mesures de gratuité sur l’utilisation des services de santé, de nombreux dysfonctionnements dans la mise en œuvre et le financement de ces politiques persistent sur le terrain et remettent en cause leur pérennité. Les Etats du Sahel ont donc besoin d’un appui technique et financier durable pour mener des politiques d’exemption efficaces et pérennes.

De plus, pour Bruno Rivalan d’Avocats pour la santé dans le monde, « il est essentiel que ces financements soient additionnels à l’aide publique au développement existante, et ne se fassent pas au détriment des engagements actuels de la France en matière de santé et de développement. » Enfin, la majorité des revenus de la taxe française sur les transactions financières devrait être affectée à la solidarité internationale.

 


Contact presse : Pierre Motin, Oxfam France 01 77 35 76 10 / 06 12 12 63 94 pmotin@oxfamfrance.org 

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