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NG-Nut-GuyCalaf-2016-5-1024x683 © Guy Calaf

À la Une

20 millions de personnes affectées par le conflit avec Boko Haram demeurent dans l’oubli

NG-Nut-GuyCalaf-2016-5-1024x683 © Guy Calaf

La crise humanitaire en cours autour du bassin du Lac Tchad a déjà atteint 20 millions de personnes, dans quatre pays différents, le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad. Elle est une conséquence du conflit entre les forces de sécurité des pays voisins, et Boko Haram. Pour Action contre la Faim, la crise se prolonge dans l’indifférence.

Au Nigeria, au Niger, au Tchad et au Cameroun, région plus connue sous le nom de bassin du Lac Tchad, plus de 7 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, après 8 ans d’un conflit qui a laissé 2,6 millions de déplacés.

Au Nigéria seul, 540 000 enfants sont en situation de sous-nutrition, et ont besoin d’une aide immédiate pour survivre. 400 000 personnes peuvent déjà être techniquement considérées comme en situation de famine. Le pays est l’un des trois pays menacés par la famine avec la Somalie et le Yémen.

Une mobilisation urgente des gouvernements et des donateurs est nécessaire pour sauver des millions de vies menacées par une crise invisible mais aux proportions gigantesques, dont l’enlèvement de 200 lycéennes à Chibok en 2014 n’était que la partie émergée de l’iceberg. L’appel à l’aide des Nations Unies pour récolter des fonds en 2017 s’élève à 1.500 millions de dollars, plus du double qu’en 2016. Pendant la conférence des donateurs qui s’est déroulée à Oslo le 24 février dernier, seulement 33% des fonds nécessaires ont été récoltés.

 « L’année 2017 a commencé avec quatre grandes crises alimentaires dans l’actualité internationale : quatre pays au bord de la famine, avec l’action de l’homme comme dénominateur commun » déclare Alexandre Le Cuziat, directeur régional des opérations pour Action contre la Faim . « Au Nigéria et autour du bassin du Lac Tchad, 20 millions de personnes sont doublement otages de la violence : les parties au conflit utilisent la faim comme une arme de guerre, mettant directement en péril la vie de 540 000 enfants. »

 

 

Nigeria Borno State emergency 2016

Au-delà des déplacements, la population est victime de violations de droits humains, parmi lesquelles des exactions, des violences sexuelles, enlèvements, assassinats, torture, recrutement forcé d’enfants soldats, disparitions ou détention arbitraires.

Le conflit et les opérations militaires impliquent que les terres, fleuves et lacs, qui sont les moyens de subsistance de la population, sont inaccessibles. Les marchés ont fermé et les moyens de transport comme les motocyclettes ont été interdites, privant les gens de leur mode de vie.

Les enfants sont les plus vulnérables dans les situations d’urgences humanitaires. La violence dans cette zone a obligé plus d’1 million de mineurs à fuir leur maison et à abandonner l’école. Beaucoup d’entre eux ont été victimes d’attaques et ont vu leurs amis et famille se faire assassiner sous leurs yeux. La communauté internationale ne peut pas rester impassible face à une telle souffrance.

La réponse à cette situation est extrêmement compliquée, puisque le conflit s’éternise et que les niveaux de violence sont très élevés. Action contre la Faim et d’autres ONG comme Oxfam et Save the Children se sont unies pour informer sur la réelle dimension de cette crise. Nos organisations, témoins depuis le terrain, appellent les institutions et particuliers à se mobiliser pour débloquer des fonds qui permettront de répondre aux besoins de l’urgence humanitaire, et d’interpeller la communauté internationale pour trouver une solution de fond au conflit et apaiser la région.

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