Mongolie : survivre après un hiver dévastateur
Missions
-Reconstruire sa vie après 20 années de guerre
-Préserver la neutralité de l’aide humanitaire
Décryptage
-le spectre de la famine réapparait
Mobilisation
-Liberia : une transmission de compétences
Le niveau de destruction est impressionnant, il y a des cadavres un peu partout dans la rue, des gens qui marchent à longueur de journée avec un ballot sur la tête pour fuir la ville. Beaucoup de sinistrés essaient notamment de rejoindre leur famille en province.
L'équipe nutritionnelle a pu faire une rapide évaluation des besoins dans la ville aujourd’hui : parmi les 7 centres de santé, un tiers seulement est fonctionnel. Ils sont totalement débordés, et manquent de tout. L'équipe nutritionnelle craint une dégradation assez rapide de la situation au vu du manque de nourriture : tous les magasins sont fermés et les stocks des familles détruits. On ne sait pas quand pourront commencer les distributions de nourriture. Pour les plus petits, le problème est la disponibilité en lait et les difficultés d’allaitement pour les mamans dues au choc psychologique de la catastrophe.
L'équipe des experts en eau et assainissement a également fait un tour en ville. Des camps de fortune se sont installés un peu partout. Dès qu’il y a un espace libre, les gens s’y regroupent. A priori ce n’est pas tant la disponibilité de l’eau que sa qualité qui menace et surtout les problèmes liés à l’assainissement qui sont à craindre du fait des gens qui dorment partout dans la rue : détritus et excréments jonchent le sol.
Les zones les plus touchées sont les zones les plus populaires du bas de la ville de Port au Prince. Beaucoup d’enfants vont sans doute se retrouver orphelins.
Lucile
P.S : la terre continue de trembler...