Début de la mission : décembre 2002
Personnel national : 57
Expatries : 5
Population : 18.9 millions d’habitants (2006)
Espérance de vie : 45.9 ans (2004)
Indice de Développement Humain : 164ème rang mondial (2004)
PNB/habitant : 870 $ US (2005)
Sources : OMS, Nanque mondiale, PNUD
En septembre 2002, une tentative de coup d’état scinde la Côte d’Ivoire en deux : le Nord du pays est contrôlé par le mouvement issu de la rébellion, les Forces Nouvelles, tandis que le Sud du pays est sous contrôle gouvernemental. Cette situation souvent qualifiée de ‘ni guerre ni paix’ se caractérise aussi par la présence de plus de 10 000 soldats, environ 6 000 casques bleus et 4 000 soldats français de la force ‘Licorne’.
Malgré les multiples accords entre les acteurs de la crise, la situation n’a cessé de s’enliser. A deux reprises, fin 2005 puis fin 2006, le mandat quinquennal du Président Laurent Gbagbo a été reconduit par la Communauté Internationale pour un an, faute de possibilités d’organiser les élections présidentielles. Plutôt que travailler avec le Premier Ministre nommé par la Communauté Internationale, le Président Gbagbo initie en décembre 2006 un ‘dialogue direct’ avec la rébellion. Ce dialogue se conclut en mars 2007 par les Accords de Ouagadougou, sortie de crise prévoyant un nouveau gouvernement mené par Guillaume Soro, le départ à terme des troupes étrangères et une moindre intervention de l'ONU dans le processus de paix. Les enjeux restent toutefois entiers :
l’organisation d’élections libres et transparentes, la mise en oeuvre du processus de désarmement, la réunification du pays et le règlement de nombreux différends locaux, sociaux et fonciers.
Les besoins humanitaires, limités à certaines régions du pays, ont jusqu’à aujourd’hui pu être relativement contenus. En termes de besoins, la zone Nord, du fait de la partition du pays, a particulièrement souffert des conséquences sur les flux commerciaux nationaux et régionaux, ainsi que de la déstructuration des services publics. Le contexte sécuritaire reste également préoccupant dans l’Ouest du pays, où des groupes de population sont encore régulièrement victimes d’exaction. Enfin, ACF a mené une évaluation des besoins en zone urbaine révélant une situation très précaire pour certains groupes de population à Abidjan et à San Pedro.
Cette région d’Afrique de l’Ouest reste fragile et l’instabilité potentielle des pays voisins (la Guinée par exemple) pourrait affecter la situation humanitaire de part et d’autre des frontières.
Action Contre la Faim est intervenue en Côte d’Ivoire dans les années 90 pour venir en aide aux populations libériennes fuyant la guerre civile et venant s’y réfugier. La mission s’est achevée à la fin des années 90.
Le retour d’ACF a suivi la crise ivoirienne déclenchée le 19 septembre 2002 et occasionnant notamment dans l’Ouest du pays de violents combats. La crise politico-militaire n’a vraiment généré d’importants besoins humanitaires d’urgence que dans les premiers temps. Après avoir concentré son assistance dans cette zone Ouest au plus fort de la crise, de 2003 à 2006, Action contre la Faim travaille aujourd’hui sur des problématiques plus structurelles.
Préparation de programmes de soutien dans les quartiers précaires
EuropeAid, dons privés