Début de la mission :1994
Personnel national : 257
Expatries : 14
Population : 7,5 millions d'habitants (2006)
Espérance de vie : 39 ans (2005)
Indice de développement humain : 169ème rang mondial sur 177 (2005)
PNB/habitant : 91 USD (2004), soit 364 fois moins qu'en France
Sources : OMS, Nanque mondiale, PNUD
Depuis 1962, fin du mandat belge, les deux principales factions du Burundi, les Hutus et les Tutsis, s'affrontent pour obtenir le contrôle de l'Etat. Une tentative de coup d'Etat en 1965 initie le cycle des tentatives de prise de pouvoir par la force. Ce conflit a entraîné des milliers morts et de déplacés. En décembre 1999, des pourparlers de paix d’Arusha entre les factions armées et le gouvernement du Burundi aboutissent à la signature d'un accord entre les principales factions politiques, débouchant sur une alternance présidentielle en mai 2003. Une politique de réconciliation nationale est mise en place avec notamment la libération des prisonniers politiques.
En 2005, une nouvelle constitution est adoptée par référendum et des élections présidentielles et législatives démocratiques sont organisées. Cependant, ce n’est que le 7 septembre 2006 qu’un accord de cessez-le-feu est signé entre le gouvernement et le dernier groupe rebelle du pays (FLN), mettant fin à la guerre civile. L’ONUB (forces de l’ONU au Burundi) a achevé son mandat en décembre dernier, après avoir mené des travaux pendant près de deux ans pour soutenir et accompagner les Burundais dans l’établissement de la paix et la réconciliation nationale.
Aujourd’hui, les conditions de sécurité se sont nettement améliorées dans la plupart des régions et la situation politique s’est stabilisée. Mais la guerre civile a eu des conséquences désastreuses et le pays doit maintenant se reconstruire.
Dévasté par ces conflits, ravagé par des pandémies sans précédent (HIV, paludisme,…), endetté et pressurisé par les bailleurs de fonds internationaux, le Burundi est actuellement un des pays les plus pauvres du monde. On estime que 85% de la population vit sous le seuil de pauvreté. Tout manque aujourd’hui au Burundi : pas de débouchés économiques stables, une sécurité alimentaire peu viable…et le retour encore attendu de 300 000 réfugiés de Tanzanie qui risque d’accroître les problèmes. Avec une densité de population plus de 2 fois supérieure à celle de la France, les problématiques d’intégration et d’accès à la terre pour nourrir toute la population sont fondamentales.
Après les évènements d’avril 1994 au Rwanda, ACF est intervenue en « nutrition et santé » et en « eau, assainissement et hygiène » dans les camps de réfugiés rwandais au nord du Burundi. Des programmes en « nutrition et santé » ont ensuite été menés dès 1996 sur Ngozi, Kayanza, Gitega, Bujumbura, Muramvya et Bubanza. A partir de 1997, ACF démarre des programmes de sécurité alimentaire. En 2002, les activités de nutrition sont partiellement intégrées et le programme de cantines dans 4 hôpitaux de Bujumbura s’achève. Cependant l’intégration se révèle longue à mettre en oeuvre et ACF doit maintenir ses activités à Ngozi, Kayanza et Ruyigi. En octobre 2006, la base de Bubanza est fermée. En 2007 ACF accompagne le gouvernement dans le franchissement d’une étape supplémentaire au niveau du dépistage et du traitement de la malnutrition aigue : le programme de traitement ambulatoire.
Début 2007, ACF opère une diminution des activités de sécurité alimentaire.
ECHO, EuropeAid, BPRM (Bureau for Population, Refugees and Migration), FAO, MAE, Unicef, Coopération Technique belge, dons privés notamment grâce à l'opération Course contre la Faim 2007