Contexte
Depuis le début des années 1960, le Myanmar est géré par une junte militaire. En protestation contre le régime, la communauté internationale a isolé le pays, et donc affaibli l’économie. C’est dans ces circonstances que la Birmanie fait face à une situation humanitaire avec la prévalence de trois enjeux majeurs :
- La Birmanie est encline aux désastres naturels (cyclones, inondations, sécheresses, séismes, tsunamis, glissements de terrain, feux de saison) qui peuvent engendrer ponctuellement des besoins locaux aigus. Avec un faible niveau de préparation et des désastres naturels qui devraient empirer en raison des changements climatiques, la population côtière semble particulièrement vulnérable. Après le cyclone Nargis, le Delta Ayeyarwaddy est entré dans une phase de réhabilitation où les populations locales ont démontré des capacités de rétablissement rapides, mais les besoins en RRD et en réhabilitation sont toujours présents.
- Dans l’Etat du Nord Rakhine (NRS), en dépit d’annonces politiques sur la limitation des restrictions et sur des perspectives pour la minorité musulmane Rohingya d’obtenir une citoyenneté de sous classe, les discriminations devraient toujours prévaloir. Cette population sans Etat est particulièrement touchée par la malnutrition et l’insécurité alimentaire. La problématique des Rohingya a des conséquences régionales vu que nombre d’entre eux ont fui vers les pays voisins, particulièrement dans les camps de réfugiés de Cox’s Bazaar au Bangladesh.
- Bien qu’un cessez-le-feu ait été signé en 1990 avec la majorité des groupes séparatistes, les tensions politiques et ethniques restent prédominantes dans l’Est du Myanmar, spécialement dans la zone de Kokang. Ceci pourrait mener à des situations humanitaires localisées avec des populations déplacées cherchant asile en Chine ou en Thaïlande.
De plus, 2009 a été marquée par des mises en gardes claires sur le fait que les élections de 2010 entraineraient davantage de restrictions d’accès et un possible retour des tensions aux frontières.
ACF en Birmanie
ACF a implémenté des programmes de nutrition, de sécurité alimentaire, de pratiques de soins et d’EAH dans l’Etat du Nord Rakhine afin de venir en aide aux populations vulnérables. En 2007, ACF a étendu ses activités à Sittwe (Etat Rakhine) et en 2008 à Loikaw (Etat Kayah). De plus, ACF a lancé des projets dans la zone du delta immédiatement après le passage du cyclone Nargis qui a dévasté les côtes sud du Myanmar en mai 2008. Les activités de rétablissement sont toujours en cours à Bogalay.
Etat du Nord Rakhine
Nutrition et santé
- Des centres de traitement en consultation externe, des centres de participation des mères.
Sécurité alimentaire
- Formation et sensibilisation des personnels de santé et des chefs
communautaires sur la malnutrition et les pratiques de soins.
- Développement d’activités de jardinage à la maison et d’élevage de
poissons, d’activités génératrices de revenus, et de formations.
Eau et assainissement
- Construction / réhabilitation de points d’eau, fourniture de
technologies de traitement d’eau pour la maison, construction de
latrines individuelles et de trous perdu, construction de latrines
communautaires avec des complexes de lavage de mains, activités de
promotion à l’hygiène.
Etat de Kayah
Eau et assainissement
- Construction / réhabilitation de points d’eau, construction de latrines, sessions de promotion à l’hygiène.
Sécurité alimentaire
- Etablissement de banques céréalières, formations à l’agriculture, distribution de fourneaux efficaces aux gaz.
Bogale
Eau et assainissement
- Distribution d’eau, construction / réhabilitation d’étangs, construction de kits de collecte d’eau de pluie, sessions de promotion à l’hygiène.
- Distribution de kits de cuisine et d’alimentation.
- Développement de protocoles de mise en garde rapides, formation, et équipement des comités de village à la gestion des désastres et des équipes communautaires de réponse d’urgence.
Sécurité alimentaire
- Distribution de kits de cuisine et d’alimentation.
- Développement de protocoles de mise en garde rapides, formation, et équipement des comités de village à la gestion des désastres et des équipes communautaires de réponse d’urgence.