Début de la mission :1995
Personnel national : 65
Expatries : 8
Population : 15 millions d'habitants (2006)
Espérance de vie : 41 ans (2005)
Indice de développement humain : 161ème rang mondial sur 177 (2005)
PNB/habitant : non disponible
Sources : OMS, Nanque mondiale, PNUD
Les 27 années de conflit entre le parti gouvernemental (MPLA) et le mouvement rebelle - l’Union Nationale pour l’Indépendance Totale de l’Angola (UNITA) - ont fait 500.000 morts et ont entièrement paralysé l’économie. La population civile est privée des services de base et d’eau potable. Le système sanitaire s’est effondré. L’Angola possède l’un des indices de développement humain les plus bas du monde (voir indicateurs ci-dessus).
De nombreuses zones de l’intérieur du pays où se sont produits les combats les plus importants sont actuellement minées (on estime qu’il y a environ 10 millions de mines et 70.000 amputés, dont 8.000 enfants), ce qui limite le mouvement de la population et l’accès des organisations humanitaires.
La lutte pour le contrôle des richesses du pays (diamant et pétrole) a favorisé la prolongation du conflit. Le rétablissement du processus de paix a permis l’ouverture des frontières internes du pays. Il y a 1,2 million de personnes déplacées à cause du conflit et 230.000 réfugiés provenant des pays voisins. Nombre d’entre eux retournent actuellement dans leur pays d’origine.
Le processus de paix pose un problème de réinsertion pour les 350.000 ex-soldats de l’UNITA et leurs familles. Les mécanismes de réinsertion sociale et économique mis en place sont trop lents et constituent l’un des obstacles majeurs à la stabilité. Les nombreux problèmes liés au transport des familles vers leurs lieux d’origine sont souvent dus à l’impossibilité d’accéder aux zones minées.
L’Etat a montré ses limites dans l’adaptation de l’ancienne économie de guerre au processus de paix. Le pays est divisé sur le plan politique entre les partisans de UNITA et ceux du Gouvernement. La population considère qu’elle n’est pas suffisamment représentée parmi les classes politiques. La corruption a atteint des niveaux alarmants.
UE, AECI, Gouvernement de Navarre, UNICEF, Conseil Municipal de Barcelone, Conseil Municipal de Madrid, Comité de Castilla –La Mancha, Gouvernement de Catalogne, dons privés