Mongolie : survivre après un hiver dévastateur
Missions
-Reconstruire sa vie après 20 années de guerre
-Préserver la neutralité de l’aide humanitaire
Décryptage
-le spectre de la famine réapparait
Mobilisation
-Liberia : une transmission de compétences
Disponibles en français et en anglais :
Quand la malnutrition est combinée à la maladie, des maux communs telle la diarrhée peuvent devenir mortels. La malnutrition est encore la cause sous-jacente de plus de la moitié de tous les décès d’enfants, ce qui représente quelque 5 millions d’enfants chaque année.

Les programmes d’ ACF sur le terrain ont pour la santé comme préoccupation constante. Les personnes souffrant de malnutrition courent un plus grand risque de tomber malades. Pour les nourrissons et les jeunes enfants dénutris, ce risque accru peut souvent faire la différence entre la vie et la mort. De la même façon, les gens affaiblis par la maladie peuvent être facilement victimes de malnutrition, ce qui entraîne un déclin fulgurant de leur état. Quand la malnutrition est combinée à la maladie, des maux faciles à traiter comme la diarrhée peuvent devenir mortels. En fait, la malnutrition demeure une cause sous-jacente dans 53 % de tous les décès d’enfants de moins de cinq ans(1).

Parfaitement au fait des liens étroits entre la malnutrition et la maladie, lutte aussi contre les maladies qui accompagnent une alimentation déficiente. Par nos efforts pour combattre la malnutrition modérée et sévère, nous ne tentons pas seulement de sauver les enfants de la famine, nous cherchons à rétablir leur santé. Lorsqu’un enfant est soumis à un traitement dans un centre nutritionnel, nous lui administrons des médicaments pour prévenir les infections et les maladies qui peuvent faire des ravages si on leur laisse le champ libre. Les médicaments administrés dépendent de la région, du pays et des protocoles nationaux, mais la plupart de temps, nous en prescrivons trois : l’amoxicilline, un antibiotique efficace contre de très nombreuses infections; le medendazole, qui tue la plupart des vers intestinaux; et un médicament contre la malaria.
Parmi nos autres activités reliées à la santé, mentionnons les programmes de vaccination et les supplémentations en vitamine A et en fer pour les mères et les enfants, ainsi que des activités pédagogiques pour la sauvegarde de la santé par de bonnes pratiques nutritionnelles. Fidèles à notre approche globale de l’aide, nous collaborons étroitement avec les systèmes de santé publique existants pour nous assurer que notre travail profite de l’expérience locale et l’enrichit. Dans la foulée d’une crise, peut aider à rétablir les infrastructures de santé publique en mettant en œuvre des cliniques mobiles sur le terrain, dans des régions touchées par des épidémies, en ouvrant et en approvisionnant des centres de soins et de santé primaire, et en formant le personnel médical dans divers champs comme la vaccination, les soins de santé prénataux et les méthodes d’identification des symptômes de la maladie et de la malnutrition.

Au cours des dernières années, les problématiques liées à la santé mentale ont pris une importance croissante au sein du champ humanitaire et paraissent actuellement difficilement contournables dans les contextes de post-guerre, de catastrophe naturelle et de pauvreté extrême, contextes dans lesquels ACF-F intervient la plupart du temps. Les personnes auxquelles nous venons en aide sont souvent marquées par ces contextes d’insécurité, de déstructuration sociale et familiale, de violences physiques et psychologiques.
Depuis plus particulièrement 2002, nous avons comme objectif de mieux intégrer les dimensions humaines, psychologiques et culturelles dans les programmes d’ pour mieux comprendre les causes de la malnutrition et pour mieux la soigner. En effet apporter de la nourriture ne suffit pas, il faut également prendre en compte les histoires de chaque individu pour lutter plus efficacement contre la faim.

Les premières interventions en santé mentale et pratiques de soins se sont intégrées dans les programmes nutritionnels. En janvier 2002 a lancé des expériences pilotes dans deux CNT : celui de Juba au Sud Soudan et celui de Kaboul en Afghanistan. Le centre de nutrition est un lieu idéal pour mettre en place des programmes de santé mentale puisque ce sont les programmes où bénéficiaires et équipes sont le plus longtemps en contact.
Concrètement les programmes de « Santé Mentale » correspondent à du soutien psychologique, des pratiques de soins, des activités pour les enfants, des conseils en allaitements aux femmes enceintes et allaitantes… Ces programmes aident les personnes malnutries –enfant ou adulte- à atteindre un « mieux-être », à puiser des ressources en eux-mêmes et dans leur entourage pour retrouver de l’espoir et l’envie de vivre.
Cette approche s’est révélée pertinente, la prise en compte exhaustive des personnes et de leur contexte ayant permis de mieux adapter les interventions auprès des populations, donc d’améliorer les performances des différents Programmes. a donc développé une expertise en pratiques de soin et santé mentale spécifique aux activités inhérentes à son mandat : par exemple, les interventions de soin de la malnutrition disposent aujourd’hui de leur propre outil psychosocial pour améliorer les relations mères-enfants abîmées et tenter d’enrayer les retards de développement potentiels des enfants en situation de malnutrition. Des activités diverses permettent de renforcer le processus de guérison et la résilience de nos patients et de leur entourage. Dans la plupart de nos centres de soin, nous prenons connaissance de manière précise des profils psychosociaux de nos bénéficiaires pour cerner les causes et / ou conséquences de leur situation de malnutrition et de leur souffrance pour y répondre.
Lorsqu’ ACF accueille des populations dans un contexte d’urgence, la dynamique est plus complexe. Devant l’afflux des bénéficiaires et dans un contexte global d’insécurité, la logique serait de se centrer sur le traitement médico-nutritionnel. Pourtant, la prise en compte des aspects psychologiques est tout aussi pertinente qu’en situation chronique. Les personnes qui intègrent nos programmes viennent de traverser des épreuves extrêmement difficiles et leurs comportements s’en ressentent : prostration, peurs, replis sur soi, irritabilité…
Aujourd’hui, les interventions en santé mentale et pratiques de soins d’ACF-F sont de plus en plus variées : soutien psychologique aux personnes atteintes de VIH ou aux victimes d’une une catastrophe naturelle, support psychologique pour des bénéficiaires de programmes eau et assainissement et sécurité alimentaire notamment pour les femmes et enfants déplacés.
Afin de développer notre expertise, des recherches opérationnelles sont régulièrement conduites, par exemple : l’amélioration de la nutrition pour les enfants de moins de 6 mois en collaboration avec les experts en nutrition, l’identification d’indicateurs d’impact pertinents dans le domaine psychosocial dans nos contextes d’intervention.
