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Mongolie : survivre après un hiver dévastateur

 

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-Reconstruire sa vie après 20 années de guerre

-Préserver la neutralité de l’aide humanitaire

Décryptage

-le spectre de la famine réapparait

Mobilisation

-Liberia : une transmission de compétences

 

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Sommet de Copenhague sur le climat

Contenu

Pourquoi ACF se mobilise-t-elle lors du sommet de Copenhague ?
Les changements climatiques aggravent les problèmes de faim et de malnutrition
L'exemple du Mali
Signez l'appel de l'Ultimatum Climatique

En direct de Copenhague, retrouvez les commentaires de la délégation d'Action contre la Faim.

 

Pourquoi ACF se mobilise-t-elle lors du Sommet de Copenhague ?

 

Les changements climatiques conduisent à des crises humanitaires plus fréquentes et à une augmentation des problèmes de faim et de malnutrition dans le monde. Ils sont déjà une réalité humanitaire à laquelle les équipes d’ACF doivent faire face dans de nombreux pays. Ces dérèglements climatiques interviennent en effet le plus souvent dans des zones où les populations sont déjà extrêmement vulnérables et agissent comme un facteur aggravant de tous les autres problèmes déjà présents. Ils créent des urgences humanitaires en termes de moyens de subsistance, de sécurité alimentaire, d’eau, d’assainissement et de santé notamment. 

 

 

 

 

 

 

L'association lutte aux côtés des victimes de ces changements à travers des programmes de réduction des risques de catastrophe, d’adaptation à ces changements.


Action contre la Faim sera présente au Sommet de Copenhague pour porter la voix de ces victimes des changements climatiques.

 

Pour en savoir plus sur les conséquences humanitaires des changements climatiques

 

Pour en savoir plus sur les conséquences sur l'accès à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène

 

Les changements climatiques aggravent les problèmes de faim et de malnutrition

 

 

1,02 milliard de personnes souffrent aujourd’hui de la faim. Parmi eux, 19 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent actuellement de malnutrition aiguë sévère, forme la plus grave de la malnutrition pouvant conduire en quelques jours à la mort. Ce fléau serait associé à plus du tiers des décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde et pourtant seuls 3% de ces enfants sont soignés.

 

 

 

 

Or, la malnutrition est sans doute le domaine qui cristallise le plus les impacts humains des changements climatiques. Selon une récente étude, une augmentation de 20% des cas de malnutrition infantile d’ici 2050 est à prévoir du fait des changements climatiques. D’après notre analyse, ce chiffre est sous-évalué. En effet, les conséquences humaines des changements climatiques peuvent se regrouper selon quelques domaines clés (la sécurité alimentaire, l’eau, la santé) qui correspondent aux principales causes de la malnutrition.

 

La malnutrition va donc être le point de convergence et la conséquence ultime des changements climatiques pour les personnes les plus vulnérables. Face à cela, ACF appelle tous les acteurs politiques, scientifiques et humanitaires à se mobiliser pour que cette question soit mieux prise en compte dès ce Sommet de Copenhague.

 

Pour en savoir sur les liens entre la malnutrition et les changements climatiques,

- lire le dossier de presse Faim et malnutrition, les conséquences trop oubliées des changements climatiques

- regarder l'émission Un soir sur la terre avec des reportages de Yann Arthus-Bertrand, mardi 8 décembre à 20h35 sur France 2.

 

 

 

L'exemple du Mali

 

Comme 80% des Maliens, les Tamasheks -ethnie nomade vivant dans le Sahel, tirent majoritairement leurs revenus de l’élevage et de l’agriculture et sont de ce fait extrêmement dépendants du climat. Cette année, la saison des pluies a commencé avec un mois et demi de retard provoquant une véritable urgence humanitaire.

 

Lire l'article "Mali: une sécheresse dramatique" publié dans le journal trimestriel Interventions n°97 de décembre 2009.

 

En savoir plus sur ACF au sommet de Copenhague

 

 

 

 

Et ne manquez pas le reportage de Yann Arthus-Bertrand sur le Mali dans l'émission Un soir sur la terre, mardi 8 décembre à 20h35 sur France 2.

Signez l’appel de l’Ultimatum Climatique

 

En amont du Sommet de Copenhague et pour mobiliser les citoyens et les dirigeants du monde entier pour qu’une suite nécessaire soit donnée au protocole de Kyoto, 11 grandes associations françaises – dont Action contre la Faim -, spécialistes de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, ont décidé d’appeler ensemble à agir avec ambition. Cette coalition est inédite et représentative du fait que les problématiques climatiques sont aujourd’hui à la croisée de nombreux domaines qu’ils soient écologiques, humanitaires ou sociaux.

 

Plus de 400 000 personnes ont déjà signé cet appel, soutenu également par de très nombreuses organisations et institutions.

Vous aussi, lisez et signez cet appel sur www.copenhague-2009.com

 

Mobilisez-vous le 5 décembre !

 

Deux jours avant l'ouverture du sommet de Copenhague, les onze ONG formant l'Ultimatum Climatique appellent à une Flash-Mob (une mobilisation éclair) le samedi 5 décembre à Paris et dans plusieurs autres villes. Tous ensemble, nous ferons du bruit et monterons le son pour faire pression sur nos dirigeants !

 

Lire la suite

En direct de Copenhague, retrouvez les commentaires de la délégation d'Action contre la Faim

 


Clôture du Sommet: Samedi 19/12 - Aller au-delà des déclarations d'intentions

Jour 12 : Vendredi 18/12/2009 - Quelle fin de sommet ?

Jour 11 : Jeudi 17/12/2009 - Focus sur Good Planet

Jour 10 : Mercredi 16/12/2009 - Les politiques en première ligne

Jour 9 : Mardi 15/12/2009 - Journée humanitaire

Jour 7 : Dimanche 13/12/2009 - Climat et développement

Jour 6 : Samedi 12/12/2009 - Weekend militant !

Jour 5 : Vendredi 11/12/2009 - Peur de "l'effet boomrang" !

Jour 4 : Jeudi 10/12/2009 - Discussions, presentations, negotiations … an ordinary day in Copenhagen

 

Jour 3 : Mercredi 09/12/2009 - Race at the Bella Centre to defend adaptation.

 

Jour 2 : Mardi 08/12/2009 - Ca se met en place ! Les problématiques humanitaires au coeur des enjeux

 

Premier jour au « Bella Center »

 

* samedi 19/12: ALLER AU-DELA DES DECLARATIONS D’INTENTIONS

 

Après deux semaines de présence et d’engagement lors du Sommet de Copenhague, Action contre la Faim (ACF) revient sur le sommet et sa déclaration finale, en tentant, malgré une déception évidente, d’y repérer quelques traces positives et surtout de nombreuses problématiques à suivre.

 

 

 

Echec de gouvernance mondiale

 

La déclaration finale du Sommet n’est ni juridique, ni contraignante, ni même adoptée par tous les Etats et cet échec est plus que décevant après plus de deux ans de négociations et deux semaines intenses qui ont mobilisé des dizaines de milliers de participants et plus de 100 chefs d’Etat. Ce Sommet est la preuve d’une absence de gouvernance mondiale et de l’incapacité des chefs d’Etat de la planète de répondre à un enjeu global sans précédant sans rester cloisonnés dans des intérêts nationaux à très court-terme. Si ACF constate déjà ce manque de mobilisation patent sur le front de la faim et de la malnutrition, les espoirs étaient plus grands face à une problématique qui touche tout le monde, même si les populations les plus pauvres sont d’ores et déjà les premières affectées par les impacts des changements climatiques.

 

 

 

Quelques points positifs

 

Le texte de la Déclaration, même s’il n’a pas force de loi comme escompté – contient quelques éléments positifs, qui - espérons le - mènera dans les mois à venir à des engagements chiffrés. Comme recommandé par ACF, ce texte donne une forte importance au soutien à l’adaptation des pays les plus pauvres. Alors qu’au cours des deux semaines, on avait vu « l’adaptation » et la priorité aux « populations les plus vulnérables » quasi disparaître des textes, elles sont finalement mentionnées et des financements rapides ont été approuvés pour leur venir en aide. De même, si ce Sommet a permis une prise de conscience sur le fait que les changements climatiques frappent déjà aujourd’hui et ne constituent pas une réalité lointaine, cela constitue déjà en soi un progrès.

 

 

 

Rester vigilant

 

Un certain nombre de points présents ou non dans la déclaration finale nécessite de rester très vigilant :

 

  • Les fonds sont insuffisants : la déclaration fait part de 100 milliards de dollars nécessaires pour aider les pays pauvres, mais

 

1. ces fonds ne sont pas débloqués, il ne s’agit que d’une intention.

 

2. Que ce soient pour les 30 milliards débloqués d’ici 2012 ou pour le financement à plus long terme, ces fonds devront absolument être additionnels à l’aide publique au développement afin de ne pas mettre en jeu l’atteinte des objectifs de développement. Cela n’est pourtant pas le cas actuellement où certains Etats – comme l’Union Européenne - redirigent des fonds auparavant consacrés à l’aide au développement vers les changements climatiques.

 

3. La répartition de ces fonds entre soutien à l’adaptation et soutien à l’atténuation des émissions de gaz est très floue : l’adaptation doit recevoir le même degré de priorité.

 

4. Une plus grande transparence doit également être établie dans les cibles de ces financements : la priorité doit être donnée aux personnes et communautés les plus vulnérables, et les programmes supportés doivent clairement mettre en évidence la part allouée en termes de support à l’adaptation ou à l’atténuation des émissions.

 

  • Les mesures visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre ne doivent pas remettre en cause la capacité des plus pauvres à se nourrir ou à subvenir à leurs besoins. Si les effets pervers de certaines mesures d’atténuation ont été discutés à Copenhague, ils n’apparaissent pas dans la déclaration finale. Une approche transversale et coordonnée des mesures à mettre en œuvre doit être perpétuellement adoptée pour réellement réduire la vulnérabilité des personnes touchées par les changements climatiques.
  • Les impacts des changements climatiques sur la santé et la malnutrition ne sont pas encore suffisamment présents tant dans les débats que dans la déclaration. Ils devront être mieux analysés et mieux intégrés dans les prochaines discussions. Un milliard de personnes souffrent déjà de la faim et 9 enfants en meurent chaque minute. Les changements climatiques contribuent à faire grossir les rangs des victimes de la malnutrition. Il y a donc urgence à agir concrètement et à augmenter les programmes actuels de lutte contre la faim et la malnutrition : aujourd’hui seuls 3% des enfants atteints de malnutrition aigüe sévère sont soignés.

 

 

Les équipes d’Action contre la faim restent mobilisées face à ce résultat très décevant du Sommet de Copenhague, tant en termes de plaidoyer que d’actions concrètes pour venir en aide aux individus affectés par les changements climatiques et les crises alimentaires et économiques. Comme à l’accoutumée, les ONG telles qu’ACF devront compenser sur le terrain, aux côtés des populations affectées, les conséquences du manque de mobilisation de la sphère politique.

 

* Jour 12 : Vendredi 18/12/2009 : Quelle fin de sommet ?

 

Des petites nouvelles en bloc de Copenhague, où il a commencé à neiger également… Les situations restent incertaines en termes d’accords. Les deux points cruciaux restent l’importance des efforts d’atténuation d’ici 2020 et les questions de financement. Les chefs d’Etat et les délégations s’orientent probablement vers un accord plus politique, qui devrait conduire à davantage d’accords dans l’année à venir, mais on n’est jamais à l’abri d’un coup d’éclat bien nécessaire d’un leader mondial.

Les derniers jours au Bella Centre ont été plutôt chargés pour les délégations et les observateurs présents, en amont de l’arrivée des grosses figures politiques. Nous avons continué à suivre différents groupes de travail en lien avec la malnutrition.

L’OMS a organisé lundi un groupe de travail informel sur la santé. Une trentaine de personnes se sont rassemblées pour discuter des enjeux des changements climatiques et de leurs réponses sur le secteur de la santé. L’administration américaine a frappé fort quelques jours auparavant en communiquant que le CO2 est mauvais pour la santé (un double coup, sensibilisation et stratégie pour accroître les engagements en matière d’atténuation).

Le groupe de travail sur l’agriculture a également porté ses fruits : l’agriculture est reconnue comme faisant partie de la solution en termes d’atténuation. Le secrétaire américain à l’agriculture, Tom Vilsack (qui était venu assister à notre présentation de recherche Ethiopie/Mali samedi dernier) a annoncé cette semaine une nouvelle initiative de recherche portant sur l’agriculture, les changements climatiques et la sécurité alimentaire, dotée d’un budget de 90 millions de dollars. En matière d’adaptation, l’agriculture et la sécurité alimentaire occupent de plus en plus le devant de la scène (ce qui était évident a mis du temps à être intégré dans l’agenda des changements climatiques). Cependant, les réponses en termes d’atténuation associées à l’agriculture devront être suivies les prochains mois, car certaines risquent d’avoir des répercussions sur des enjeux de développement ou d’adaptation.

Nous avons également suivi le groupe CAN adaptation au cours de la semaine (CAN est le « Climate Action Network », le consortium d’observateurs le plus influent). L’adaptation est donc le poids plume des négociations, qui se sont fortement concentrées sur les efforts d’atténuation, mais petit à petit, sous l’influence des pays les plus vulnérables et du plaidoyer intense des ONG, la communauté internationale accorde une importance grandissante à l’adaptation. Sans accord sur l’adaptation (priorité dans l’agenda des pays en voie de développement), il n’y aura pas d’accord sur l’atténuation…

Nous avons échangé avec l’AFD et d’autres organisations de solidarité internationale pour discuter des tendances récentes dans les négociations. Le recyclage potentiel de l’aide au développement par les agences françaises nous préoccupe particulièrement : on a besoin d’additionnalité pour répondre aux enjeux supplémentaires posés par les changements climatiques.

Aujourd’hui nous dira à quoi demain risque de ressembler…
Si ce n’est pas aujourd’hui, il faudra compter sur la prise de conscience et la mobilisation fantastiques qui se sont renforcées avec Copenhague. Les changements climatiques représentent un enjeu sans précédent mais aussi des opportunités de changements fabuleuses.

 

 

Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

 

* Jour 11 : Jeudi 17/12/2009 : Focus sur Good Planet

 

Good Planet a organisé tout au long du sommet des événements sur base de films et de débats dans la cinémathèque de Copenhague. Une initiative vraiment très intéressante, et qui a porté ses fruits. Nous avons assisté lundi soir à un débat organisé par Good Planet avec Al Gore, qui a répondu avec beaucoup de classe et d’humour aux questions des participants. Le débat avec Al Gore a été suivi d’un documentaire incroyable sur la fonte des glaciers et des calottes polaires de par le monde, construit sur base de photos prises régulièrement entre 2007 et 2009. Impressionnant de voir en images et en accéléré un processus que l’on sait déjà en cours, mais dont l’ampleur n’est pas toujours évidente à capturer.

 


Hier soir, concert de Salif Keita, organisé par Good Planet, qui a mis le feu à la cinémathèque : incroyable personnage et groupe, qui a décidé de s’impliquer personnellement avec Good Planet au Mali pour répondre aux changements climatiques.

 

 

Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Jour 10 : Mercredi 16/12/2009 : Les politiques en première ligne

 

Mercredi, journée de discours des politiciens, du petit matin à tard le soir… Plus de 130 chefs d’Etat étaient attendus au sommet, et Obama arrive ce matin. On va voir aujourd’hui si la présence des figures politiques peut désamorcer certains dossiers…

 



Le président du Mali et le président de l’Ethiopie ont tous deux fait des présentations (le premier à Good Planet, le deuxième au Bella Centre) pour montrer que les pays africains étaient prêts à répondre aux enjeux des changements climatiques, à la fois en termes d’adaptation et d’atténuation. Une bonne note à l’Afrique, qui a réussi à parler (généralement) d’une seule voix, et qui montre qu’elle fait partie des solutions.

Avec l’arrivée des chefs d’Etat, c’est aussi au « nettoyage » de la société civile auquel on assiste : les observateurs ont été progressivement évincés du Bella Centre, de manière chaotique. De 24 000 au début, on est descendu à 7000 mercredi, puis seulement 1000 observateurs pour jeudi, et ils ne seront que 90 dans les murs du Bella Centre vendredi.

 

 

Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Jour 9 : Mardi 15/12/2009 - Journée humanitaire

 

Mardi, c’était la “journée de l’humanitaire”. Des événements centrés sur les enjeux humanitaires des changements climatiques ont été organisés de toutes parts dans le Bella Centre et dans la ville.

 

 

 

 

 

Cette journée, fort intéressante, a culminé avec une session très people « One UN » : toutes les têtes des différentes agences des Nations Unies ont tenu une session pour montrer leur implication et leur volonté de répondre de manière conjointe aux enjeux des changements climatiques. On notera des discours intéressants de Ban Ki-Moon sur l’unicité des Nations Unies, de John Holmes (Sous-secrétaire Général pour les Affaires Humanitaires) sur les défis des changements climatiques et de Josette Sheeran (Directeur du Programme Alimentaire Mondial). Cette unicité des Nations Unies peut laisser penser qu’une unicité pour lutter contre la malnutrition est également envisageable…

Une note positive concernant les liens entre les changements climatiques et la malnutrition : le reporter d’IRIN, Jaspreet Kindra –qui a écrit un article sur les liens entre les changements climatiques et la malnutrition suite au statement SCN, très largement diffusé et repris par des institutions de référence (voir www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=87353)- a été nominée parmi les 15 meilleurs journalistes de la planète en termes de couverture des enjeux des changements climatiques (voir : www.irinnews.org/Report.aspx?ReportId=87399). Il est essentiel de continuer les efforts dans le futur pour faire les liens indispensables entre la sphère des changements climatiques et de la malnutrition.

 

 

Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Jour 7 : Dimanche 13/12/2009 - Climat et développement

 

Après un réveil quelque peu difficile, nous voici repartis. Ce n’est pas le moment de flancher : le même constat est partout présent pour les membres d’organisations travaillant dans la solidarité internationale : pour le moment, il n’y a pas assez de place donnée à l’adaptation dans les négociations, les plus vulnérables sont de plus en plus oubliés et les risques sont croissants de prendre des mesures qui augmenteraient les vulnérabilités des plus pauvres.

 

Mais aujourd’hui, ce n’est pas au Bella Centre que l’on pourra en discuter : le site officiel est fermé. C’est donc dans l’enceinte de l’Université de Copenhague que se déroulent les journées consacrées au climat et au développement.

 

Les liens entre ces deux thématiques seront le thème de toute notre journée. En effet, le soir, ACF participe à l’animation d’une discussion sur ce thème. Dans la première partie de ce débat est projeté le film « 8 » constitué de huit films faits par de célèbres réalisateurs (Jan Kounen, Wim Wenders, Jane Campion…) pour illustrer chacun des 8 objectifs du Millénaire. Ces objectifs ont été adoptés en 2000 par 192 chefs d’Etat aux Nations unies et constituent une « feuille de route » pour les actions urgentes à mener en termes de développement. Le premier de ces objectifs est de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la pauvreté et de la faim d’ici 2015. Une tâche ardue au vu des différentes crises qui secouent la planète…

 

Au-delà d’un film « pédagogique » sur les objectifs du Millénaire, ce film est une réelle œuvre cinématographique. Chacun des 8 réalisateurs a eu une carte blanche totale pour évoquer ces thèmes de la façon dont il l’entendait. Pour créer encore plus de liens entre monde du cinéma et développement, film « 8 » crée également des ponts pour ceux qui veulent aller plus loin : chaque film et chaque objectif sont ensuite reliés à une organisation non gouvernementale qui lutte dans ce domaine. Logiquement, ACF est associée à l’objectif n°1 de lutte contre la faim… En savoir plus : www.letempspresse.fr/drupal/

Après la projection, un débat avec la salle est organisé sur les liens entre changements climatiques et objectifs de développement. Les passerelles sont multiples : il n’y aura pas de développement possible sans lutte contre les changements climatiques, de même que la meilleure façon de réduire les impacts humains des changements climatiques est sans conteste d’élever le degré de développement des plus vulnérables. Là aussi, ACF en profite pour rappeler les dangers du texte actuel discuté à Copenhague : il faut prendre en compte les plus pauvres et les objectifs de développement, si l’on ne veut pas faire plus de mal que de bien en luttant contre les changements climatiques. Mais cette discussion révèle des interrogations bien plus larges de la part de l’assistance : « que peut-on faire ? », « comment s’assurer que l’argent dévolu à l’adaptation aille bien vers les plus vulnérables ?», « peut-on être optimiste lorsque l’on voit la manière dont les choses évoluent ? »… Autant de questions – souvent au carrefour de l’éthique et de la philosophie -, auxquels chaque intervenant essaie d’apporter une réponse, ou du moins la sienne…

 

Par Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Jour 6 : Samedi 12/12/2009 - Weekend militant !

 

Aujourd’hui encore, la journée commence en participant à des présentations liées aux grands domaines d’ACF : eau, agriculture, santé, déplacements de populations, etc. Aujourd’hui, le Bella Center est beaucoup moins plein que d’habitude : la plupart des représentants d’ONG se préparent pour les manifestations !
Avant d’y aller, nous avons encore une présentation des recherches faites au Mali et en Ethiopie à mener (voir 10/12). Quelle n’a pas été notre surprise d’y voir participer le ministre de l’agriculture américain entouré d’un certain nombre de gardes du corps. Déjà on avait eu la puce à l’oreille, lorsque l’on avait vu les propos du président Obama dans la presse : « c’est pourquoi aider les agriculteurs à nourrir leur propre population […] ne relève plus de la charité. C’est également pourquoi le monde doit faire front ensemble aux changements climatiques. Il y a très peu de désaccord scientifique sur au moins une question : si nous ne faisons rien, il y aura plus de sécheresse, plus de famine et des déplacements massifs de populations qui nourriront plus de conflits pour des décennies. » Réaction de l’équipe ACF : « mais il a lu notre dossier de presse ou quoi ??? »
Mais cette participation inattendue d’un ministre à notre présentation révèle également le tournant qui est en train de se prendre lors de cette première journée ensoleillée sur Copenhague : à partir d’aujourd’hui les ministres de tous les pays arrivent à Copenhague pour entrer dans le vif des négociations, avant l’arrivée en fin de semaine des chefs d’Etat.

Pour « fêter » cette arrivée des hauts représentants de chaque pays, les ONG et groupes alter-mondialistes du monde entier se sont également donné rendez-vous ce jour-là. Des centaines de militants sont arrivés toute la nuit pour participer à la grande manifestation qui va relier le forum alternatif au forum officiel. A 13h, départ officiel !
Bien que peu nombreuse, notre petite délégation a également voulu participer à ce grand événement. C’est donc équipé de force bonnets, gants, … que nous rejoignons le cortège. Sur tout le chemin, point de trace de violence. Plutôt une ambiance très bon enfant, chacun ayant rivalisé de créativité dans son costume ou les slogans de sa pancarte. Durant ces 3 heures de marche, nous croisons toutes les nationalités, toutes les musiques, tous les slogans : du pur constat écologique « il n’y a pas de planète B » à des logiques plus globales « changeons le système, pas le climat ». C’est ici que l’on s’aperçoit que toutes les grandes problématiques de notre époque se croisent : crise économique, crise climatique, crise énergétique, crise alimentaire… Toutes se nourrissent les unes les autres en créant toujours plus de vulnérabilité.
D’après ce que l’on entend dans le cortège, cette manifestation est la plus grande de l’histoire récente du Danemark : il n’y en avait jamais eu de plus de 40 000 personnes. Même si, comme d’habitude, les chiffres de la police et des organisateurs ne sont pas les mêmes, il est certain qu’il y a beaucoup plus que 40 000 personnes dans les rues glacées de Copenhague ce jour-là.

Nous regagnons l’appartement le soir, presque grisés – et dans tous les cas « regonflés - par l’énergie de cette grande manifestation. Energie que l’on retrouvera quelques heures après, dans l’enceinte de l’immense « soirée ONG » organisée dans le centre de Copenhague. 

 

Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Jour 5 : Vendredi 11/12/2009 - Peur de "l'effet boomrang" !

 

 

La fatigue commence à se faire sentir, et la pression augmente car cela fait 5 jours que le texte se négocie, il doit être finalisé ce week-end pour l’arrivée des chefs d’Etat la semaine  prochaine. Un premier « draft » de déclaration commençait à circuler ce vendredi matin…
Nous avons suivi la réunion quotidienne du Comité Permanent Inter-Agence (IASC) ; qui est en train de préparer le « jour humanitaire » mardi prochain. Le IASC souligne que les négociations entrent dans une période critique…

Puis, organisation d’une réunion commune avec le Standing Comite on Nutrition (SCN) sur le risque d’augmentation de la malnutrition sous l’effet des changements climatiques. Nous avons également analysé l’impact des négociations de Copenhague sur la malnutrition et la faim avec un groupe d’ONG anglo-saxonnes. En effet, certaines propositions qui émergent font craindre un « effet boomerang » sur la malnutrition :

1/ la non-additionnalité des financements, qui crée une compétition entre le financement de l’aide au développement et le financement du Changement climatique
2/ le déséquilibre entre un investissement très important pour réduire les émissions de gaz à effets de serre comparativement au financement de l’adaptation (aide aux victimes du changement climatique).
3/ La structure du draft de déclaration est en l’état très sectorisée et s’oppose donc à une approche intégrée et coordonnée, pourtant indispensable pour réduire la malnutrition.
4/ Les populations les plus vulnérables ne sont pas prioritaires dans le texte actuel.

L’après midi a été dédiée aux questions d’agriculture et de sécurité alimentaire. ACF a pu présenter les premiers résultats d’études menées au Mali et en Ethiopie dans les milieux arides et semi-arides. L’objet de ces études était d’observer d’une part comment les populations pastorales et semi-pastorales étaient affectées par les dérèglements climatiques et d’autre part quelles étaient les méthodes déjà utilisées par eux pour faire face à ces changements. L’idée étant bien sûr pour les organisations d’aide comme ACF de venir en soutien à ces mécanismes déjà en place. Pas mal de monde dans la salle : les études sur ces sujets sont encore très peu nombreuses et tout le monde cherche à mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Puis, encore une fois, pendant une présentation  et lors d’une réunion du groupe de travail sur l’Agriculture que nous suivons, on a pu percevoir l’incompatibilité entre les intérêts de l’agro-business et des petits fermiers. D’un côté, on trouve les nations riches et émergentes qui promeuvent les méthodes industrielles et chères pour atténuer les changements climatiques, et de l’autre se trouve  le groupe qui représente les intérêts des fermiers pauvres qui appuie un discours d’agriculture écologique qui préservera leurs moyens d’existence.
Mais cette question semble de plus en plus déjà tranchée dans les négociations au profit de l’agrobusiness...

Le soir, petit passage au festival du film pour discuter avec les gens de Good Planet et Yann Arthus Bertrand et les remercier pour leur beau reportage avec nous au Mali. Ceci avant d’errer dans les rues à la recherche d’un restaurant encore ouvert après 22 heures…

 

Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Jour 4 : Jeudi 10/12/09 - Discussions, presentations, negotiations … an ordinary day in Copenhagen / Entretiens, présentations, négociations… une journée ordinaire à Copenhague

 

 

 

Another dark and grey morning for the start of the day, entering the complex past naked guys and girls demonstrating for political responsibility, a massive commitment in the cold weather! First meeting is with the French Agency for Development (AFD) and a coalition of French civil society, trying to decode the ambitious announcement of Minister Borloo, calling for global and massive finance of 600 billion taken from global tax on financial transactions to pay for long term climate financing. This brave move had been done without agreement of the EU, was it feasible, would there be allies? The discussion looked at how French development were treating climate change in their current projects and the potential mechanisms and policy for the future….climate change was clearly recognized, what about the new fast track funding previewed for urgent response in the next 3 years? Quick work to be done to adapt policy and integrate this into current and future development programs.

 

Next stop: an open consultation with civil society and the chair of the Long Term Cooperation Action (LCA). In brief, pressure increasing on everyone to make progress, no major expectation of a signed and legal document, the finance numbers still not clear….a lot of negotiating needed still! We ask a question to the Chair of the LCA where the talks were slow to progress. No surprise, finance and mitigation of green house gases!

 

Last stop for the day: presentation of agriculture and food security by the FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nation). Never had so many farmers in suits from Australia had been gathered in the same room! Large agro and farmer lobby groups calling for agro business and mitigation, presentations on the range of technology available to solve food production, energy needs and mitigation. A closer look revealed that these are suited to the northern countries or to business interests in the south, but are highly questionable to be accessed by small farmers in the south.

 

Team ACF back in the apartment that night working on a final external document explaining malnutrition risk and climate change, finished by indirect lobbying at the French Embassy reception! A marathon day! We are still yet to find the Copenhagen Party!

 

Dr. Andrew Mitchell – Researcher/ Integration of Disaster Risk Reduction and Climate Change Adaptation (Chercheur / L’intégration de la réduction des risques aux désastres et adaptation aux changements climatiques)

* Jour 3: Mercredi 9/12/09 - Race at the Bella Centre to defend adaptation / Marathon au Bella Centre pour défendre l’aide à l’adaptation aux Changements climatiques des pays pauvres

 

 

We still have not seen the sun after 3 days! In the morning the Inter-Agency Standing Committee (IASC) meeting came to grips with the latest text of the Working Group on Long Term Coordination Action (LCA) the second process under negotiation with the Kyoto Protocol that discusses how the world will deal with the effects of Climate Changes after 2013. We are looking at one of the six pillars of the LCA text, and the most important to humanitarian issues, the Adaptation text. This text talks about how developing nations will adapt to the problems of climate change in the future with the assistance of developed nations who industrialised without considering the environment. IASC is made of the group of UN organisations, the Red Cross Federation and selected civil society groups. The group monitored whether the humanitarian issues and those most affected were adequately considered. New drafts of the text appear daily, and the challenge is to get a copy (not always formally available to Civil society), analyse it, and then try to influence the country negotiators before the next sessions of negotiation. A lot of running all day and managed by alliances!

 

 

 

The Bella Centre complex is a labyrinth of halls and small rooms, with people running everywhere, typing madly on their computers, sleeping on the ground, where you have a fast and late lunch, talking on your mobile trying to find people, and where there is the constant and loud noise of 15,000 people talking: urban noise pollution. You only realise the pressure on all your senses once you leave the building!

 

 

 

The afternoon is spent working with water networks: the messages are that water is the major medium that many people will experience climate change: impacts on water to drink, water for sanitation, water for agriculture, degradation of the environment with drought, that water problems happen across borders, that water-borne diseases will increase…all leading to more malnutrition! Another network contact to help the negotiations in the right direction!

 

 

 

Dr. Andrew Mitchell – Researcher / Integration of Disaster Risk Reduction and Climate Change Adaptation (Chercheur / L’intégration de la réduction des risques aux désastres et adaptation aux changements climatiques)

* Deuxième jour, Mardi 08/12/2009 - Ca se met en place ! Les problématiques humanitaires au coeur des enjeux

 

AMBIANCE

Aujourd’hui pas de queue alors que 35000 demandes d’entrée sont en attentes, et que la capacité est de 15000 … Apparemment, 5000 journalistes sont déjà entrés, donc les nouveaux arrivants de la profession sont bloqués à l’entrée. Rumeur ou réalité ? Un air d’optimisme après l’annonce du gouvernement américain. Des chiffres de réduction d’émissions à moyen terme (soit 2020) et long terme soit 2050. La communauté scientifique s’unit et contre-attaque en rapport aux allégations qui ont circulé par « coïncidence » avant l’ouverture de Copenhague ! Les pays occidentaux ont proposé d’agir à court terme, mais les grands enjeux à long terme ne sont pas encore financés…

MANIFESTATIONS

Beaucoup de petits spectacles et manifestations ont débuté aujourd’hui. Par exemple des arbres mobiles qui parlent et qui évoquent la politique forestière de l’Union Européenne. Certains dorment sur les fauteuils, par terre, on voit déjà les dégâts humains d’un processus très dur…

PREPARATION DU JOUR DE L’HUMANITAIRE

Réunion avec le comité exécutif du IASC. L’inter-Agency Standing Committe est la plus grande plateforme de coordination de l’aide humanitaire. Il regroupe à la fois les agences des Nations unies et les grandes organisations humanitaires. Le but de cette réunion était d’organiser le « jour humanitaire » du Sommet, qui va souligner les grandes problématiques humanitaires liées aux changements climatiques : la malnutrition, la santé, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et à l’assainissement, etc.

L’EAU : A LA CROISEE DES ENJEUX

Réunion avec l’alliance Green Net National Product (GNNP) qui essaie d’influencer le texte de négociation sur l’eau. Les problématiques de l’eau sont transnationales : elles traversent les frontières géographiques et « sectorielles ». L’eau est un enjeu pour les plus vulnérables qui touche les moyens d’existence, l’agriculture, l’environnement, l’énergie… Les fleuves ou les sources d’eau sont également bien souvent répartis sur plusieurs pays. Cette problématique traverse les frontières, mais ce point n’est pas tellement spécificié dans le texte de négociation.

L’AGRICULTURE DOIT PROFITER AUX PLUS PAUVRES

Discussion avec un groupe indonésien à propos des risques des technologies utilisées pour l’agriculture qui ne servent pas les plus pauvres. Certaines de ces technologies nécessitent de grandes parcelles de terre et rendent dépendants les agriculteurs car elles ne promeuvent l’utilisation que d’un seul produit, - produit qui est lui-même dépendant des produits chimiques. Bref, ces technologies ne servent pas toujours l’intérêt des plus vulnérables mais davantage les profits de l’ « agro-business ».

Par Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

* Premier jour au « Bella Center »

Brouillard et grand froid, plus de 3 heures d'attente dehors en guise d'accueil... COP 15 ? Nous y sommes... ! Nous étions équipés Andrew et moi, pas de problèmes... Mais certaines en mini jupes souffraient beaucoup plus ! 5 degrés Celsius maximum. Au bout d'une heure et demie, Andrew a effectué une opération d'urgence : trouver des boissons chaudes pour se réchauffer ! Mission accomplie, et nous avons pu reprendre des forces pour lutter contre le froid du Grand Nord ! Le jeu en valait la chandelle ! Une fois entrés à l’intérieur, le calvaire n'était pas terminé : nous avons du refaire 3 fois la queue pour avoir notre BADGE MAGIQUE, ainsi que pour se faire photographier, également pour se faire fouiller... Une bouteille d'eau oubliée dans mon sac ? " Could you please drink a little ?". "Why ?" I answered, " to demonstrate that it isn' t poisonus". OK. Premier “contact”.

Arrivés à 12H30, nous étions opérationnels à 16H30 … et là a débuté session découverte du Bella Center dont nous avions tant entendu parlé. Première impression : le mélange des genres, c'est à dire les négociateurs des gouvernements en costard cravate flirtant avec les activistes en tous genres, et des personnes venant des 4 coins du monde en tenue traditionnelle pour certains ! Surprenant ! Beaucoup de monde, partout, 25 000 personnes nous dit-on qui souhaitent être enregistrées...

Pas le temps aujourd'hui de tout faire, ce fut une opération repérage des lieux et de l'atmosphère. Une impression globale d'organisation qui est satisfaisante, et d'un niveau de sécurité assez élevé. Andrew a assisté à une réunion informelle sur le rôle de l'agriculture dans les processus de Mitigation & d’Adaptation. L’enjeu ici est de trouver le bon compromis entre: - une agriculture qui produit plus alors qu’elle va être extrêmement touchée par les changements climatiques (certains courants voudraient par exemple faire la part belle à l’agro-industrie) ;

- une agriculture respectueuse de l’environnement parfois au détriment des rendements ;

- et une agriculture qui est le principal moyen de subsistance d’énormément de foyers très vulnérables.

Même si ces petits producteurs ne sont pas toujours ceux qui produisent le plus, leur production est vitale pour leur famille et doit être soutenue. Il s’agit donc de ne pas penser qu’en termes d’efficacité productive mais également en termes de survie des populations les plus vulnérables (qui sont déjà extrêmement affaiblies par les différentes crises climatique, alimentaire et économique).

L’idéal pour ACF étant d’aider les petits producteurs à mieux produire. C'est tout pour aujourd'hui. A demain…

Par Philippe Crahay, Chargé de mission sur les changements climatiques

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