Guatemala

Type d'intervention
- Prévention des désastres et réponse d’urgence
- Eau et assainissement
-
Sécurité alimentaire et nutritionnelle
Lieux d’interventions
- Departements de Jalapa
- El Progreso
- Chiquimula
- Escuintla
-
San Marcos

Les effets de la crise économique mondiale, qui continue d’avoir un impact sur le pays via la baisse des exportations, des flux d’investissements et des revenus du tourisme, viennent s’ajouter à la grande vulnérabilité du Guatemala due à la pénurie alimentaire saisonnière se produisant tous les ans entre avril et août, ainsi qu'au risque élevé de cyclones.
ACF intervient au Guatemala depuis 1998 par la mise en place de programmes d’eau et d’assainissement, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de prévention des catastrophes et de réponse d’urgence dans les départements de Jalapa, El Progreso, Chiquimula, Escuintla et San Marcos. Ces programmes ont été élaborés et exécutés avec la participation des bénéficiaires, des autorités étatiques au niveau municipal et départemental, et du gouvernement central.
Financement
- AECID
- Agence Suédoise de Développement International (ASDI)
- Gouvernement de Navarra
- Conseil Municipal de Pamplona
-
ECHO
Chiffres clés du pays
- Nombre de bénéficaires : 108 540
- Population : 13,7 millions d'habitants
- Espérance de vie : 70,8 ans
-
Indice de Développement Humain : 0,560 (116/169)
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INTERVENTIONS
Sécurité alimentaire et nutritionnelle
Le taux de malnutrition infantile chronique et le taux d’inégalité dans la répartition de la richesse au Guatemala sont les plus élevés d’Amérique Latine. 75% de la population vit en zones rurales, tirant son principal moyen de survie de l’agriculture de subsistance, et plus particulièrement de la production de céréales de base. Les inégalités d’accès à la terre ne contribuent pas à améliorer la sécurité alimentaire. La production agricole du pays est principalement basée sur les céréales (maïs, haricots et le sorgho) en raison de l’accès limité aux ressources économiques, du peu de terres disponibles et de leur mauvaise qualité, et du manque de connaissances techniques en ce qui concerne la gestion durable des cultures et la conservation des céréales. Ces facteurs influencent le rendement des cultures, et les marges bénéficiaires sont faibles, ce qui aggrave la situation d’insécurité alimentaire des habitants du pays.
L’agriculture de subsistance et la difficulté d’accès à la terre, ainsi que la pression sociale qu’exerce le peuple sur ce secteur, a forcé les agriculteurs qui n’ont pas de terres à louer des extensions de terres, et pour ceux qui n’en ont pas les moyens, à travailler comme travailleur saisonnier durant les mois de novembre à janvier dans les plantations commerciales de café, de melon ou de banane. Le faible investissement dans la valeur ajoutée, l’absence de marchés alternatifs, la faible compétitivité et le manque de réseaux et d’alliances stratégiques permettant de stimuler le marché, ainsi qu’une mauvaise gestion d’entreprise, sont autant d’éléments expliquant la crise.
L’insécurité alimentaire et nutritionnelle provoquée par la faible productivité est aggravée par les mauvaises conditions alimentaires et les mauvaises habitudes d’hygiène et de consommation des habitants. L’approvisionnement insuffisant en eau potable et le mauvais traitement de déchets, ainsi que la présence de maladies diarrhéiques et de parasites, altèrent la bonne utilisation biologique des aliments.
- Soutien à la production de céréales de base pour assurer un minimum de disponibilité de la nourriture sur l’année
- Promotion du programme Main d’œuvre Intensive comme filet de protection sociale contre la faim
- Surveillance et traitement de la malnutrition chronique
- Promotion de l’institution nationale et municipale de lutte contre la faim, en accord avec le droit d’accès à la nourriture
- Renforcement des services locaux de santé
- Approche culturelle pour comprendre et lutter contre la malnutrition chronique
- Promotion de la sécurité alimentaire et de l’autonomie des femmes indigènes
Eau et assainissement
A partir des dégâts provoqués par l’ouragan Stan en octobre 2005, ACF a commencé à avoir une bonne connaissance des besoins de la population des zones rurales. L'organisation a pu définir des alternatives viables pour faire face aux problèmes que rencontrent les différentes communautés, et particulièrement les priorités comme l’eau et l’assainissement de base, mais aussi de pouvoir entreprendre des actions de gestion et de conservation des ressources naturelles, très détériorées dans le pays.
- Réhabilitation des systèmes d’eau potable pour la consommation humaine
- Renforcement de la gestion municipale de l’eau
- Approche au niveau micro pour faire face aux sécheresses et au changement climatique
Prévention des désastres et réponse d’urgence
Le passage de la tempête Stan a mis en évidence la vulnérabilité des municipalités du haut plateau face aux phénomènes naturels. Cette vulnérabilité est étroitement liée à la gestion inadéquate des ressources naturelles et à l’inexistence de politiques publiques d’organisation territoriale, qui demandent des actions de prévention et de préparation pour réduire les risques pour les populations de ces zones.
- Préparation aux désastres naturels (sécheresses et inondations)
- Amélioration de la connaissance pour surveiller les risques hydrométéorologiques
- Système de vigilance et d’alerte
- Approvisionnement d’urgence en eau (réservoirs et réparation de puits)
- Surveillance épidémiologique
- Distribution de nourriture d’urgence, de graines et d’outils
CONTEXTE HUMANITAIRE
Les effets de la crise économique mondiale, qui continue d’avoir un impact sur le pays via la baisse des exportations, des flux d’investissements et des revenus du tourisme, viennent s’ajouter à la grande vulnérabilité du Guatemala due à la pénurie alimentaire saisonnière se produisant tous les ans entre avril et août, ainsi qu'au risque élevé de cyclones. La sécurité alimentaire, la migration, le trafic de drogue, l’éducation, et les services de bases d’eau et d’assainissement sont d’autres défis à relever dans les prochaines années pour ce pays dont plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil national de pauvreté.
En Amérique central, 50% de la population est en situation de pauvreté et 23% est en situation de pauvreté extrême selon le PNUD. La moitié de la population est concentrée dans les zones rurales (concentrant aussi 67% des pauvres de la région) et que l’activité de base est l’agriculture de subsistance. Ce scénario, aggravé par d’autres problèmes liés à la gestion des terres, aux ressources naturelles et au manque de diversité des cultures et des emplois, entraîne une insécurité alimentaire élevée chez la population centraméricaine. La population indigène, qui représente 65% de la population totale, est particulièrement vulnérable.
Ces dernières années, les périodes de fortes pluies et les périodes de sécheresse provoquées par le phénomène La Nina ont entrainé une diminution des récoltes, qui, ajouté à l’augmentation des prix alimentaires de base, déclenchent régulièrement des crises alimentaires. Au niveau politique, il y a eu des progrès dans le droit d’accès à la nourriture, avec une loi sur la sécurité alimentaire en 2005 protégeant ce droit.
Responsable
Diane MERRAN
Téléphone : 06 83 72 91 18
Adresse postale : 67000 Strasbourg (67)
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