SYRIE : Faciliter l’accès aux populations reste une priorité
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SYRIE : Faciliter l’accès aux populations reste une priorité

14.03.2017
Syrie
Début de la mission : 2008
Equipe: 18 personnes
Détail de la mission

A la veille du 6e anniversaire du conflit, 13,5 millions de personnes dont près de la moitié sont des enfants ont besoin d'une assistance humanitaire. 

Sur le seul territoire syrien, 5,6 millions de personnes ont besoin d'une aide d'urgence pour répondre à leurs besoins de base en eau, assainissement, nourriture et abri. 5 millions de personnes ont fui le pays où la guerre se poursuit.

Plus de moyens, plus d'accès et une impulsion décisive vers un processus de paix.

« Nous ne pouvons pas oublier que l'accès aux populations, ainsi que les fonds, constituent aujourd'hui le plus grand défi humanitaire pour intervenir en Syrie: 5 millions de personnes survivent dans des zones hors de portée et 12 localités sont en état de siège militaire, dans une situation qui pourrait se révéler très similaire à celle d'Alep il y a quelques mois. Les organisations présentes au quotidien font face à de nombreuses difficultés pour travailler en Syrie. Elles ne sont pas seulement liées aux conditions de sécurité, elles sont aussi de nature administrative et logistique », souligne Jean-Raphaël Poitou pour Action contre la Faim.
L’accès aux populations civiles est primordial : les parties au conflit doivent respecter le droit international humanitaire et faciliter l'accès des organisations humanitaires aux victimes, en supprimant tous les obstacles logistiques et administratifs, conformément à la Résolution 2328 des Nations Unies.

 

Des promesses non tenues

« Les pays participant à la Conférence de Londres en février de l’année dernière se sont congratulés d’avoir déboursé les plus gros montants destinés à une crise humanitaire soit 6 000 millions de dollars, mais le fait est que moins de la moitié de cette somme a été mobilisée en 2016 », explique Manuel Sánchez-Montero, directeur du plaidoyer et des relations institutionnelles de l'organisation au Moyen-Orient.
Les bailleurs de fonds, qui ont à peine couvert une partie des besoins humanitaires depuis le début du conflit commencent également à s’essouffler, ce qui réduit progressivement l'aide : en 2015, 56% du montant de l'appel de l’ONU avait été couvert.
En 2017, alors que la crise s’enlise et que les besoins sont criants, seulement 3,1% du Plan d'intervention humanitaire développé par les Nations Unies pour la Syrie, qui s’élève à 3 400 millions de dollars, sont financés.
Les donateurs doivent activer le décaissement des fonds engagés et renforcer les financements nécessaires pour la Syrie et la région, de manière flexible, agile et adaptée aux mécanismes d’aide d’urgence. Ils doivent également accélérer la mise à disposition des fonds en évitant les retards.

Les chiffres de la crise

  • 470 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit.
  • 6,3 millions de personnes sont déplacées internes.
  • 7 millions de personne font face à l'insécurité alimentaire.
  • 2 personnes sur 3 n'ont pas accès à l'eau potable.
  • 12 sites sont en état de siège, soient 644 000 personnes – 411 000 sont des enfants.

Action contre la Faim est présente en Syrie depuis 2008 et déploie des programmes en eau et assainissement, aide alimentaire et soutien aux moyens de subsistance. Notre aide atteint 800 000 Syriens dans plusieurs gouvernorats, y compris les zones d'accès difficile Alep, Homs, Deraa, Damas rural, et Hassakeh.

 

Contact presse :
Karima Zanifi – kzanifi@actioncontrelafaim.org – 01 70 84 72 37
Léa Bélorgey – lbelorgey@actioncontrelafaim.org – 01 70 84 72 21

Photographie © Susana Vera