Ruth Deele Thomokréo, travailleuse sociale WASH au Tchad, raconte son engagement
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Ruth Deele Thomokréo, travailleuse sociale WASH au Tchad, raconte son engagement

06.03.2015
Recit de mission
Tchad
Début de la mission : 1982
Equipe: 262 personnes
Détail de la mission
Je suis Ruth, j’ai 28 ans, je suis mariée, mère de deux enfants. J’ai commencé à travailler en tant que stagiaire à l’hôpital régional de Bongor au Tchad dans le service de dépistage volontaire, là j’intervenais dans les sensibilisations contre la poliomyélite et pour les vaccinations.

Lorsque j’ai vu l’avis de recrutement en WASH (Eau, hygiène et assainissement) à ACF, j’ai décidé de postuler et j’ai été retenue. J’ai fait des études de sociologie de la santé et j’avais une matière qui s’intitulait Wash, c’est pour cela que lorsque j’ai vu l’avis ce fût une opportunité pour moi et un grand plaisir: j’adorais cette matière. J’ai choisi de postuler dans le domaine de la WASH parce que c’était mon ambition et j’ai commencé à ACF le 18 novembre 2014.  

Ce que j’aime plus dans ce travail, c’est que pendant mes descentes sur le terrain, j’ai eu à rencontrer beaucoup de personnes de cultures différentes et j’ai appris à les connaître. Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières puisque c’est un travail que j’aime vraiment, car avant les descentes sur le terrain nous étudions les comportements des populations et une fois sur le terrain c’est facilité. 
Ce qui m’a le plus touchée et marquée est qu'une fois, sur le terrain, nous avons constaté que dans la région du Mayo-Kebbi Est, il y avait un problème d’eau: il n’y a pas d’eau, les populations boivent vraiment de l’eau très sale, je suis allée jusqu’à voir où les gens prennent de l’eau pour boire. J’ai vu que c’est une eau qui n’est pas consommable, les gens font aussi des kilomètres pour chercher de l’eau, ils font 6 à 7km pour avoir de l’eau. C’est ce qui m’a beaucoup marquée.

Nous voyons aussi que les femmes sont les pivots des ménages. Si une femme est bien sensibilisée au sein du ménage, je pense que beaucoup de choses vont changer et comme conseil je dirai aux femmes de s’intéresser à la WASH car c’est elles qui gèrent leur foyer. L’homme ne s’occupe pas trop des problèmes de la maison donc la femme est maîtresse de la maison et c’est par elle que les bonnes pratiques doivent passer pour être bien intégrées dans la société.

J’étais la seule femme dans mon équipe et je n’ai pas eu de problèmes avec les hommes car j’aime mon travail. Lors des distributions, lorsque le climat était tendu, j’essayais toujours de donner des conseils pour pouvoir détendre l’atmosphère.
Pour moi le domaine de la WASH est une passion et je n’ai pas d’autres ambitions que de continuer en WASH.