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Lutter contre le changement climatique pour nourrir les hommes

26.11.2012
Copyright ACF Bangladesh

C’est souvent l’image d’un ours polaire hagard sur un banc de glace qui symbolise l’impact  des changements climatiques. Comme si hélas les hommes n’étaient pas eux aussi, et au premier chef, affectés par ce phénomène… Parce qu’ils agissent sur les causes fondamentales de la nutrition (insécurité alimentaire, accès réduit à l’eau), les changements climatiques viennent grossir les rangs des victimes de la sous-nutrition. 

Résultat : on estime que la sous-nutrition infantile sera de 20% supérieure à ce qu’elle aurait été en l’absence de changement climatique d’ici 2050[1]. Aujourd’hui, 10 000  femmes et enfants meurent par jour des conséquences de la sous-nutrition. Combien seront-ils demain si nous ne faisons rien aujourd’hui ?

 

En Ouganda, il est prévu qu’une augmentation de seulement  2 degrés de la température dévasterait la culture de café [2], dont dépendent de nombreux agriculteurs et qui génère une part majeure des revenus du pays à l’exportation. Cet exemple, parmi bien d’autres, illustre l’impact particulièrement dramatique des changements climatiques dans les pays pauvres dont l’économie est fondée sur l’agriculture.  
 
Les sécheresses et les inondations sont considérées comme la plus grave menace du 21ème siècle sur l’agriculture et la sécurité alimentaire. Elles affectent non seulement les cultures mais aussi  l’élevage, réduisant les pâturages  disponibles et décimant les troupeaux. Ainsi, alors que la malnutrition est habituellement quasi absente chez les populations pastorales parce que  les enfants bénéficient du lait très nutritif des animaux, on a vu dans les pays de la Corne de l’Afrique touchés par la sécheresse l’an dernier  les taux de malnutrition grimper parmi les populations pastorales.
 
 

Réduire les gaz à effet de serre n’est pas suffisant

 
Ces dernières décennies, le nombre de personnes exposées aux catastrophes dites « naturelles» a explosé. Les pays en voie de développement sont les plus touchés, tant par la fréquence de ces désastres que par le nombre de victimes. D’ailleurs, ce sont souvent les pays où les populations émettent le moins de carbone  qui, injustement, souffrent le plus des changements climatiques.
 
Face à cette situation, on ne peut se limiter à réduire les gaz à effet de serre sur le moyen et long terme. Il faut aussi faire en sorte dès aujourd’hui que les populations soient moins vulnérables aux catastrophes climatiques qui les affectent déjà. Cet aspect sera-t-il pris en compte à Doha ? 
 
La stratégie  de réduction des risques est  rentable : selon les Nations Unies, 1 dollar investi dans la réduction des risques des catastrophes permettrait d’économiser 7 dollars de pertes suite à cette catastrophe[3] !
ACF mène plusieurs programmes de prévention, préparation ou adaptation aux désastres concernant aussi bien la mise en place de systèmes d’alerte avec capteurs de niveau d’eau en Indonésie que la formation de comités de villages, la mise en œuvre de techniques agricoles applicables aux terres détériorées ou la promotion de graines résistantes à la sécheresse.
 
  1. Selon L’IFPRI, International Food Policy Research Institute
  2. Walker, 2008, Complexity and contexts as determinants for the future.
  3. http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/AG11048.doc.htm
 

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