ACF et la nutrition

30 ans de lutte contre la faim au service des populations vulnérables

Un savoir faire global pour combattre la malnutrition

La vocation d’Action contre la Faim est de sauver des vies en luttant contre la faim, la misère physiologique, les situations de détresse qui menacent de mort des hommes, des femmes, des enfants sans défense.
ACF intervient dans une quarantaine de pays à travers quatre domaines d’interventions qui – coordonnés selon une approche intégrée -, ont tous pour finalité de lutter contre la malnutrition et de permettre aux populations touchées de recouvrer au plus vite leur autonomie et les moyens de vivre sans dépendre d'une assistance extérieure.

Les programmes nutritionnels d’ACF visent à évaluer, prévenir et traiter la malnutrition aigüe des populations les plus vulnérables, en particulier les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes ou allaitant. Les traitements nutritionnels peuvent être fait dans des centres ou en ambulatoire.

Au-delà de la nutrition, ACF intervient donc dans les domaines :

  • de la santé pour combattre les maladies associées à la malnutrition,
  • de l’eau, assainissement et hygiène pour garantir l’accès à l’eau potable et à un bon environnement sanitaire en tant que facteur préventif de la malnutrition, et/ou en tant que facteur de réduction de morbidité / mortalité.
  • de la sécurité alimentaire dont le but est de répondre directement aux déficits alimentaires en prévention de la malnutrition et pour donner aux bénéficiaires de ces programmes les moyens d’être à nouveau autosuffisants.
  • du plaidoyer afin de témoigner auprès des décideurs politiques et de l’opinion publique des situations constatées sur le terrain et des causes de l’insécurité alimentaire.

De nouveaux traitements pour soigner un plus grand nombre d’enfants

Depuis les années 90, Action contre la Faim a constamment collaboré avec d’autres ONG, des agences Onusiennes et des scientifiques pour améliorer le mode de traitement des enfants atteints de malnutrition.

le traitement de la malnutrition aigue sévère
Un enfant est atteint de malnutrition aigue sévère quand il pèse moins de 70% du poids qu’il devrait faire pour sa taille.
Aujourd’hui, le traitement se déroule le plus souvent à domicile avec l’administration des « aliments thérapeutiques prêts à l’emploi » comme le Plumpy nut ®. Tout dépend bien évidemment de l’état de santé de l’enfant. Chaque semaine la maman et l’enfant viendront chercher une ration d’ « aliments thérapeutiques prêts à l’emploi » pour une semaine, qu’elle devra ensuite donner quotidiennement en plusieurs prises à l’enfant. Lors de cette visite, un suivi médical de l’état de l’enfant est effectué.

Les enfants présentant des complications et/ou un manque d’appétit seront quant à eux traités dans une structure médicalisée, centre ou unité nutritionnelle thérapeutique pendant la première phase, où ils bénéficieront d’un suivi médical constant. Le traitement complet dans un centre de nutrition thérapeutique dure environ un mois.

La prise en charge de la malnutrition modérée
Un enfant est atteint de malnutrition aigue modérée quand il ne pèse que 80% du poids normal qu’il devrait faire pour sa taille.
Le traitement de la malnutrition aigüe modérée –et donc la prévention de la malnutrition sévère- est un véritable enjeu aujourd’hui pour nombres d’organisations internationales impliquées dans la lutte contre la malnutrition.

Historiquement, le traitement de la malnutrition aigüe modérée se fait au travers de centre de nutrition supplémentaire, dans lesquels on distribue aux mères des rations de farine enrichies en vitamines et en sels minéraux qui apportera un complément alimentaire à ce que l’enfant consomme à domicile. Depuis quelques années sont également apparus de nouveaux produits, dans la lignée des « aliments thérapeutiques prêts à l’emploi », comme par exemple le « plumpy nut supplémentaire ». Encore une fois, ces aliments ont l’avantage d’être prêts à l’emploi. Mais ils nécessitent un suivi et une forte sensibilisation des communautés et des mamans sur leur utilisation.

De nouvelles approches opérationnelles

Au-delà du traitement en lui-même, il s’agit de voir plus loin pour être toujours plus efficace, pour que le rétablissement de l’enfant soit durable. Les modes opératoires des ONG comme Action contre la Faim ont donc largement évoluer pour s’adapter au mieux aux populations avec lesquelles elles travaillent.

  • S’appuyer sur les communautés pour détecter au plus vite la malnutrition
  • Former les structures locales pour une prise en charge durable
  • La prise en charge des interactions infections / malnutrition (paludisme, tuberculose, VIH/SIDA)
  • Prendre soin des mères pour mieux soigner les enfants : les programmes psycho-sociaux
  • S’attaquer aux causes profondes de la malnutrition : l’approche intégrée
  • De nouvelles méthodologies pour des enquêtes nutritionnelles toujours plus représentatives de la situation des populations

Intervention d’urgence en Ethiopie : prévenir et traiter la malnutrition pour limiter la crise

En région SNNPR (régions des peuples, nations et nationalités du sud), au sud ouest de l’Ethiopie, les prix des aliments de base ont été multipliés par 3 depuis le début de l’année alors que l’inflation générale grimpait quant à elle à 40%. Ceci vient s’ajouter à une sécheresse chronique particulièrement forte cette année. Les risques de malnutrition dans cette région agricole de 14 millions d’habitants étaient donc cette année très forts. D’autant plus que les mois de juillet, août et septembre sont chaque année très critiques.

Action contre la Faim, présente dans la zone depuis plusieurs années, a cette année démultiplié ses efforts pour mettre en place une plus importante prévention de la malnutrition aigüe sévère. Les programmes de nutrition « supplémentaires » destinés à traiter la malnutrition modérée ont pris en charge plus de plus de 13000 enfants entre novembre 2007 et août 2008. Ceci a permis de réduire de façon radicale le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Plus de 1000 enfants sévèrement malnutris ont tout de même été traités dans des centres nutritionnels thérapeutiques. Malgré une situation globale qui s’est grandement dégradée cette année, ACF estime avoir contenu une réelle explosion de la malnutrition aigüe sévère dans sa zone d’intervention grâce à cette prise en charge précoce.

25 Septembre :
Assemblée Générale des Nations Unies

7 octobre :
World Policy Conference d’Evian

8 octobre :
Colloque ACF « En finir avec la malnutrition : une question de priorités ? »

9 octobre :
World Forum de Lille

15 octobre :
Evènement "Stop à l’immobilisme ! "

16 octobre :
Journée mondiale de l'Alimentation